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I ain't afraid of no ghosts Ϟ |PV|



 
LA V2 EST ENFIN LA..HIP HIP HIP HOURRA ♪(ノ´∀`*)ノ DE NOUVELLES SURPRISES VOUS ATTENDENT. ~

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 I ain't afraid of no ghosts Ϟ |PV|

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東京ーTokyo

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MessageSujet: I ain't afraid of no ghosts Ϟ |PV|   Sam 13 Aoû - 23:43



If there's something strange
in your neighborhood

«WHO YA GONNA CALL ? GHOSTBUSTERS.»





P
ourquoi avoir accepté ? Vous le saviez pourtant que cette histoire ne présageait rien de bon, vous le saviez, n’est-ce pas ? Maintenant c’est trop tard pour faire marche arrière. Vous venez d’entrer dans le royaume des morts, là où le silence et l’obscurité sont rois. Une lampe de poche, généreusement prêtée, éclaire presque difficilement les chemins tortueux entre les tombes du cimetière. Vous feriez mieux de vous dépêcher : après tout vous avez promis. Mais au fait, j’espère que vous souvenez de votre engagement, bien sûr que vous vous en rappelez. Vous ne pouvez tout de même pas avoir oublié, non ?

Flash-back


« AIDEZ-NOUS, JE VOUS EN SUPPLIE, FAITES QUELQUE CHOSE ! »

C’est par ce cri qui a déchiré la nuit que tout a commencé. Intriguée vous vous êtes arrêtée pendant presque une fraction de seconde. Un court répit dans votre marche, certes, mais assez long pour voir vous arriver dessus, une horde de collégiens déboussolés. Heureusement pour vous, vous n’êtes pas seule. Autour de vous d’autres inconnus, dans la même situation, s’apprêtent à écouter la même histoire…

Tout cela pour un test de courage ? Les enfants de nos jours sont vraiment inconscients, vous ne trouvez pas ? Bon bien sûr un jour ou l’autre, tout le monde est passé par là lors d’un fameux été. Un été où il a fallu prouver à tous sa bravoure en se racontant des histoires de fantôme dans le noir. Mais cette fois-ci ces joyeux garnements étaient passés à la vitesse supérieure.

« Deux de nos amis ont disparus…mais c’est pas de notre faute, je vous assure ! On savait pas qu’ils ne reviendraient pas… »

Le garçon semble au bord des larmes et pourtant, prenant sur lui, il les ravale pour mieux continuer son histoire, tandis qu’autour de lui le silence se fait:

« No... nous nous étions lancé un pari avec mes camarades de classes. On s’était dit qu’on allait faire un test du courage au cimetière pendant les vacances. Alors on a enjambé la grille pour entrer. Le but c’était seulement de faire un parcours par groupe de deux et de revenir au point de départ….Mais…mais le dernier groupe…il est pas revenu, on les a attendu pendant une heure et ils sont pas revenus… c’est pas notre faute, je vous jure…»

Cette fois-ci, il éclate en sanglot. Le pauvre petit garçon terrorisé articule tout de même entre deux sanglots.

« On…on…On a v- voulu appelé la p-p-police, mais ils ont cru que c’était u-une…une… blague ! »

Au même moment une des filles au visage pâle fait un malaise avant d’être rattraper in extremis par un de ses camarades.

« Aidez-nous…je vous en supplie…on veut pas y rentrer. On a entendu...des cris je crois que c’était eux… »

Le collégien dont les larmes ne cessent de couler vous tend la seule lampe de poche encore disponible avec un air presque pitoyable :

« On a plus que celle-là, le dernier groupe est parti avec la deuxième… »

Vous allez vraiment refuser ? Après tout si ces enfants courent un risque et si vous ne les aidez pas, il se pourrait que soyez accusé de non-assistance à personne en danger. Et dans le meilleur des cas vous serez un peu comme des héros pour ces enfants, alors pourquoi hésiter?

Après tout ce sont que des enfants, il est normal qu’ils aient peur dans le noir. Mais vous, vous êtes courageuse, vous êtes assez grande pour ne plus être effrayée, n’est-ce pas ? Ce n’est pas grand-chose juste : escalader la barrière, fouiller un peu et ramener les gamins. Un jeu…d’enfant, à n’en point douter… ou presque.

Fin du flash-back.


Vous ne pouvez plus reculer maintenant.
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Jude R.E. Winchester
HIGH, HIGH, TOUCH THE SKY.
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MessageSujet: Re: I ain't afraid of no ghosts Ϟ |PV|   Lun 15 Aoû - 16:04

I HATE THOSE FUCKIN' GHOST

    Juuuuude... Dans quelle sorte d'histoire bizarre — dont tu as la hantise — t'es tu fourrée ? Mais tout ça, c'était plus fort qu'elle. Voir des pauvres gosses apeurés qui la suppliait de leur venir en aide en sanglotant... L'éclair orange allait frapper les méchants, n'ayant crainte petits enfants ! Bon, Jude n'était pas en service ce soir, alors elle ne pouvait pas clamer tout haut son rôle de justicière, ni même déchirer son t-shirt tel Superman ! Déjà parce qu'elle n'avait que ses sous-vêtements, mais si elle avait su que sa journée banale d'étude virait comme ça. C'était vraiment une journée bien similaire aux autres, une vie scolaire ennuyante. Elle devait se lever, se préparer, aller à son université à pied, bien qu'elle pouvait très bien prendre le métro, mais son esprit se rebute toujours dès qu'elle se trouve en face d'un guichet pour prendre son ticket. La jeune femme somnolait en cours quand elle avait fait la tournée de son quartier la veille, sinon c'était une élève assez attentive bien que rêveuse parfois. Lors de ses pauses elle rejoignait ses amis, discutait un peu pour finalement repartir en cours. Mais ce soir là, la fin de journée la surprit amplement. Exceptionnellement Jude était sortie au restaurant, à Ueno, avec quelques connaissances, rien de bien spécial, un petit verre, des éclats de rires forcés et go dodo. Le chemin à faire à pied fit soupirer profondément la rouquine qui essaya de se convaincre intérieurement d'aller prendre ce métro à la con.
    Il faisait nuit et sans mentir, l'adolescente retenait des vifs tremblement alors qu'elle passait à côté d'un cimetière et...

      « AIDEZ-NOUS, JE VOUS EN SUPPLIE, FAITES QUELQUE CHOSE ! »


    Ih. What.
    Par miracle, elle retint un hurlement suraiguë qui aurait encore plus effrayé les jeunes collégiens.
    Aller Jude, il est encore temps pour toi de te détourner, d'aller à la station de métro, de saisir ce ticket de merde, de monter dans un de ces transports communs à la con, de cogner le pervers qui t'approchera et de rentrer dans ton appartement pour passer une bonne et longue nuit tranquillement en chassant ces cris désespérément d'enfants de ton esprit. Bon programme ! ... Eh, où tu vas ? Non, Jude, non... Son esprit d'héroïne lui donna un grand coup qui la poussa vers le cimetière... En courant même ! La rouquine remarqua dans sa course pour aller à la rescousse des collégiens, qu'elle n'était pas la seule à s'être fourrée dans cette drôle d'histoire, des visages inconnus, peut-être des personnes qu'elle avait déjà croisé dans une fraction de seconde, au milieu de la foule... Elle restait souvent dans l'esprit des gens, tout simplement parce que c'est une étrangère, une jolie rousse aux yeux bleu, on en croise pas beaucoup à Tokyo, ou alors c'est simplement une teinture et des lentilles, mais chez Jude c'était trop flagrant et puis elle n'était pas petite comme la japonaise « type ».

    Elle suivit attentivement les explications larmoyantes des enfants, les dévisageant longuement pleine de compassion pour ses pauvres mômes apeurés qui lui rappelait sensiblement elle... Plus jeune bien sûr ! Quand elle pleurait lorsqu'elle se retrouvait dans le noir, alors, comme ses parents le faisait autrefois, elle consola du mieux qu'elle pouvait les collégiens, leur promettant de les aider à retrouver leurs camarades. Elle refusa poliment la lampe, brandissant son téléphone portable dont elle vanta l'éclairage auprès des ses compagnons d'infortune encore inconnus.
    N'empêche qu'elle trouvait ça terriblement stupide, un test de courage... Bon, elle se disait ça parce qu'elle était adulte maintenant et plus mature que ces gosses, mais qu'est-ce que ça leur apportera ? C'est aussi jouissif que ça de se vanter en racontant qu'on a visité un cimetière en pleine nuit ? Ils pouvaient se regarder maintenant, pitoyable. Ils pleuraient, l'une faisant une syncope... Le vrai courage, s'était de sagement refuser ce genre de sorties. Bah, au moins, ceux qui ne sont pas venus à cette rencontre nocturne avaient bien fait ! Ils ne savent pas ce qu'ils ratent, enjoy.

    La rouquine se retourna vers les inconnus après s'être un peu éloignée des enfants pour commencer la recherche de leurs camarades. Elle adressa un petit sourire à ses comparses alors qu'elle tenait fermement son portable entre ses mains, pour cacher ses tremblements. Elle avait peur. Tout cela sonnait vraiment mal à ses oreilles, le mot « fantôme » résonnait dans sa tête en gros avec un clignotant rouge vif tandis que son esprit lui hurlait de s'en aller. Mais non, c'est une héroïne ! Elle n'a pas le droit ! C'est son devoir d'aider les citoyens.

      « Je m'appelle Jude. Et vous ? »


    Présentation brève qui suffisait amplement vu la situation.
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MessageSujet: Re: I ain't afraid of no ghosts Ϟ |PV|   Lun 22 Aoû - 23:48

C'était une belle nuit. Une lune ravissante qui s'illuminait d'une lumière protectrice. Un vent frais, comme il est rare dans cette ville clôturée d'immeubles et de béton. Une foule qui avait disparue, enfin. Pourtant, malgré tout des cris d'enfants apeurés, terrorisés venaient trancher un calme rare, une nuit qui semblait parfaite. C'est à la sortie d'un cimetière que des silhouettes déboulèrent dans la pénombre. Amber n'était qu'à quelques dizaines de mètres de cette sortie. Et pourtant, surprise d'une telle situation, elle ne bougea point, continuant de fixer ces enfants inconscients.

« AIDEZ-NOUS, JE VOUS EN SUPPLIE, FAITES QUELQUE CHOSE ! » criait l'un deux.

Toujours statique, la jeune femme ne faisait rien, elle regardait. Ces enfants ne semblaient pas l'avoir remarquée, pas tout de suite en tout cas. A première vue, c'était juste quelque chose de normal, qui ne valait pas la peine qu'on s'y intéresse. Combien de collégiens vont dans un cimetière pour se montrer courageux. Et combien en ressortaient apeurés, effrayés par une quelconque branche d'arbre que le vent venait de faire vaciller. Pathétique. Ce n'était certes que des gosses, mais ce n'était pas une raison pour en faire une scène. Et pourtant malgré tout, il y en avait qui leur venait en aide. Tout d'abord apparue une jeune fille, légèrement plus vielle que ces enfants. Constatant que quelqu'un était venu les aider, Amber prit la décision de s'en aller. Tout du moins c'est ce qu'elle voulait, mais quelque chose la retint.

Leur petite escale avait semble-t-il pris une tournure bien étrange. Deux personnes ne peuvent pas disparaître en un clin d'oeil. Pas dans un cimetière aussi grand soit-il, il y a toujours des indications pour se repérer. Et si ils s'étaient perdus pourquoi ne pas indiquer leur position avec une solution primitive: en criant? Cette histoire était étrange. Bon, faut rester rationnel, un loup-garou ou un zombie n'était pas venu les attaquer ou les manger. Il arrive des fois que des tombes ne soient pas rebouchées. Leur deux amis ont très bien pu tomber et se cogner la tête violemment. Dans tous les cas, jeter un coup d’œil n'allait tuer personne. Tout du moins, il fallait espérer.

Pendant que l'inconnue rouquine tentait de rassurer les collégiens, Amber s'avança calmement en repensant à ce que cette nuit aurait pu être si elle n'était pas passée par là. Elle n'arrivait certes pas à dormir et c'était d'ailleurs pour cela qu'elle se baladait, mais ce n'était pas une raison pour tomber sur un cas pareil. Alors que la rouquine refusait la lampe torche, l'étudiante en photographie qui l'a suivait de peu la pris et s'adresse aux enfants.

« J'vais aller l'aider chercher vos amis. Si vous voulez vous rendre utile, allez à un poste de police et exliquez-leur calmement ce qu'il se passe. Ils vous prendront peut-être plus au sérieux. Ça ne sert à rien de rester ici en pleurant. Ça va aller. »

Il est bien difficile de rassurer des personnes qui sont dans un tel état. La peur est un sentiment bien puissant, mais aider, rassurer est humain. Amber déteste se prendre pour une héroïne. Un comportement qu'elle n'apprécie pas mais qui lui arrive de respecter dans de telles situations. Un soufflement et c'était parti. Il fallait d'abord escalader la barrière. Une barrière qui, il faut bien l'avouer, pris soudainement une apparence effrayante. Quelque chose d'effrayant pouvait se cacher derrière, dans cette pénombre totale. La première étape ne fut pas évidente pour la jeune femme. Ce n'était pas comme si sa petite taille lui était favorable pour se genre d'activité. Il est clair, qu'après ça, elle aura bien besoin d'une bonne douche pour oublier cette soirée.

Enfin de l'autre côté, elle se frotta les mains comme pour se donner du courage. L'ambiance qui émanait de ce lieu calme, silencieux, piétiné par quelques fous, était angoissante. Avec un bon vieux manoir délabré stéréotypé implanté au fond et là, ça deviendrait sinistre. Amber échappa à nouveau un souffle léger. Un souffle pour se ressaisir. Elle se tourna ensuite vers cette inconnue qui se retrouva être une camarade pour l'instant. Elle souriait. Comment peut-on sourire dans une telle situation. Étonnant.

« Je me nomme Amber pour ma part. Ravie de te rencontrer, même si ce n'est pas la meilleure situation adéquate pour. Tu es sûre que tu n'en veux pas? Malgré que la lune soit lumineuse, ce n'est pas avec ton portable que tu arriveras à voir quelque chose distinctement tu sais. »

Disait-elle tout en dégainant la lampe torche. La jeune fille l'alluma aussi tôt pour chasser ce noir omniprésent. Une pénombre qui faisait ressortir sa peur, une peur qui l’essoufflait. Et pourtant, le calme chassé revenait pourtant petit à petit. Amber se tourna vers les autres pour leur proposer de rester ensemble. Avec une seule lampe torche il ne vaut mieux pas se séparer. Mais pourtant elle ne lâcha aucun mot. Non pas qu'elle ait vu un monstre et un tueur en série prêt à les abattre. Rien de tout cela. Juste une seule personne la troublait. Son regard surpris se jeta sur une de ses connaissances. Et quelle connaissance.

« Hisaé...! »

C'était une belle nuit...





Dernière édition par Amber U. Shina le Sam 19 Nov - 5:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: I ain't afraid of no ghosts Ϟ |PV|   Jeu 22 Sep - 22:18

    « Ruby, returns immediately after school ended, does not stay alone in the dark and do not talk to suspicious people. Ok ?

    -Yes Mom ! »

    Oui, Ruby, écoutes ta mère. Je sais, le temps a passé et tu n’es plus une enfant. Mais ces menaces dont te parlait si souvent ta mère ne disparaissent pas avec le temps. La nuit était, est et sera toujours dangereuse, surtout pour une jeune fille non accompagnée. Non, je ne doute pas de ta force, je doute plutôt de ta capacité de courir. En effet, tu vas sûrement devoir courir… Et cela, à maintes reprises.




    La journée s’était bien passée. Longue, éprouvante, ennuyeuse, jonchée de rires forcés, de faux sourires et de soupirs retenus. Enfin, comme toutes les journées de la vie de notre princesse.
    Cette dernière s’apprêtait à quitter ses camarades, les laissant à leur plaisir du moment: boire de l’alcool en reprenant de vielles chansons au karaoké. Les interprètes seraient bien flattés de voir ce que sont devenus leurs chansons dans la bouche de ces alcoolos. C’était un spectacle épouvantable. Un spectacle qui avait donné à Ruby l’envie de boire à son tour pour tout oublier. Mais rien à y faire, elle ne supporte ni l’odeur, ni le goût de cette potion qui rendait les jours plus beaux. En conséquence, elle se lâcha complètement sur les friandises. Résultat, elle n’avait plus de réserve pour le trajet du retour. En définitive, le karaoké allait devoir se passer d’elle pendant un certain moment. Et de même pour ses soi-disant amis, qu’ils soient pas étonnées si elle avait tout d’un coup une charge phénoménale de travail. Et qu’elle ne pourrait plus sortir de chez elle. Bah ouais, ils n'avaient qu'à chanter juste.
    Elle les remercia une fois de plus pour cette soirée et commença son long trajet en direction de son domicile.

    La nuit était à son comble, la lune observait les humains de sa plus haute place. Cette nuit-là elle n’arborait pas son sourire sadique. Bon présage pour la jeune fille, elle n’aura pas d’ennuis. La rue était déserte et elle n’était pas pressée de rentrer. Elle commença alors à flâner dans les rues en sautillant. C’est qu’elle aimait l’atmosphère que procurait la nuit : l’impression d’être nichée dans un manteau de velours, réconfortant et paisible. La nuit était si calme par rapport au jour, la nuit c’est la liberté. La brise la réconfortait malgré sa froideur. Oui, le vent s’amusait avec ses cheveux et la chatouillait au visage. Si seulement les lampadaires ne marchaient pas avec de l’électricité mais seulement avec une bougie, la nuit ne serait plus qu’un monde de rêve pour la jeune fille. Les ombres danseraient avec elle, sur le rythme des hululements des hiboux ; un rêve bien cauchemardesque pour d’autres.

    « Ruby ! Attends-moi ! »

    La concernée se stoppa net. Qui osait l’arrêter dans cette joie immense ? Qui ? Une blondinette la rattrapa, essoufflée par sa course. L’avait-elle vu entrain de se dandiner sur la douce mélodie que jouait le vent ? Non. Elle n’avait pas l’air étonnée ni choquée. La princesse remit alors son masque soulagée que son secret soit intact.

    « Qu’est-ce qu’il y a Haruka ? »

    La fausse blonde avait un sourire gêné, elle remit une mèche rebelle derrière son oreille. Elle ne pouvait pas avouer qu’elle avait peur dans le noir, pas devant Ruby, celle qu’elle adulait!

    Pauvre petite chose, si seulement tu savais ce que ta sainte pensait de toi ? Toi, minable insecte qui lui demandait sans arrêt des choses sans intérêt et qui lui collait au basque. Elle ne t’apprécie pas, c’est à cause des gens comme toi qu’elle doit rester des heures à la bibliothèque pour aider alors qu’elle pourrait se fabriquer des tonnes de peluches avec tout ce temps perdu. Tu as peur du noir, cette phobie peu très bien s’avérer être très mignonne chez certaines personnes. Mais toi tu ne l’es pas. Regarde-toi, enfin! Tout ces gestes exagérés, ses sourires niais et idiot ! Ce rire de cochonnet. Et dire que tout le monde te dit que tu es adorable, tu n’es qu’une pauvre tâche qui ne fait qu’alourdir le fardeau de chaque personne qui te côtoie. Mais heureusement pour toi que Ruby tient à ce que son masque soit en place, sinon tu ne serais pas plus là, en train de lui tenir son bras.

    « J... Je peux faire un bout de chemin ? Tu sais, deux filles comme nous peuvent facilement faire des mauvaises rencontres…

    -Oui »
    "Tais-toi, imbécile et avances !"

    Le trajet se promettait d’être plus long que ce qu’il était prévu, enfin plus ennuyeux. La japonaise commença un monologue du tonnerre, elle parlait d’idole, de son rêve de devenir connue… Bref, des choses sans importance. Au moins, elle ne lui posait pas des questions, Ruby pouvait se contenter de marcher sans l’écouter. Puis le bruit incessant prit fin lorsqu’elle s’approchèrent du cimetière. La peureuse resserra son étreinte.

    "Gardes plutôt ça pour ton copain ! !"

    Elle pressa le pas, le visage sans expression. C'était le mieux qu'elle puisse faire, si elle lui adressait la parole il se pourrait que son ton soit un peu plus agressif que prévu. Elle ne comprenait pas pourquoi tant de personnes se sentent en danger près d'un cimetière. Au contraire c'est un lieu calme, où très peu de personnes se rendent pour boire ou pour faire d’autres conneries dans le genre. Bon c'est vrai qu'après il y a des sataniques peut-être ... c'est possible, et alors? Il y en a pas trente-six mille et la probabilité qu'on en croise plusieurs lors d'un rituel approche plutôt de zéro que d'un. Les fantômes n'existent pas ainsi que tous leurs compagnons. Et c'est une fille qui se prend pour une sorcière qui dit ça ? Oui. Même si c'est à contrecœur.

    « AIDEZ-NOUS, JE VOUS EN SUPPLIE, FAITES QUELQUE CHOSE ! »

    À ce cri, la blonde frémit et se cacha derrière sa partenaire. Celle-ci s'était arrêtée pour voir des collégiens sortir en courant du lieu de repos.

    "Leurs parents ne les ont pas éduqués correctement . On ne crie pas inutilement dans la nuit ! Et surtout pas dans un cimetière ou à sa sortie !"

    Elle allait se remettre en route en ignorant les cris lorsque l'autre imbécile tira sur son bras et la supplia du regard. Elle attendait que son modèle aille sauver ces pauvres gens. La jeune fille retint un soupir devant cette insistance. La japonaise était passée du statut d'insecte à poussière. Elle décida d'aller voir ce qui se tramait puis de repartir lorsqu'elle en aurait l'occasion. Sur place, quatre autres personnes, des inconnues à première vue, ont répondu à l’appel des gamins. Ruby écouta le récit des enfants. Son gilet fut de nouveau tiré par la blondinette. Encore …

    « Je ... Je crois que je vais rentrer... Je ne me sens pas très bien..... »

    "Enfin, ce n'est pas trop tôt !"

    Ruby hocha la tête et resta sur place. Et si les monstres existaient vraiment ? À cette idée, ce n'était pas la peur qui habitait la jeune fille mais de l'excitation -qu’elle cacha au plus profond d'elle,évident. Son regard se posa de nouveau sur ceux ou plutôt celles qui étaient elles aussi dans le pétrin. Bon. Il y avait bien deux inconnues. Mais la dernière, cette fille à la crinière flamboyante, elle la connaissait! Hourra ! Mais qu'est-ce qu'elle faisait là ?... Quelle question idiote ! Depuis quand est-ce qu'elle laisserait des pauvres enfants dans le besoin ?
    Ruby eut un petit sourire.
    Après avoir écouter toute la discussion, la jeune fille apprit plusieurs choses : premièrement que les deux inconnues s'appelaient Amber et Hisaé, deuxièmement qu’il ne fallait jamais sortir sans lampe de poche et sans un objet contendant pour si jamais … les sprays dans les yeux ça marche aussi, à voir.

    « Enchantée, je m'appelle Ruby »

    L'atmosphère était pesante, Ruby avait du mal à parler. Pourtant, il y avait quelques minutes elle se sentait rassurée par la noirceur de la nuit. Elle leva les yeux vers la lune. Elle jurait entendre son rire, elle aussi portait un masque ? Elle ferma les yeux pour vider son esprit. Elle ne pouvait plus attendre, elle jeta un coup d'oeil à l'intérieur du cimetière.

    « Je pense qu'il ne faudrait pas trop tarder, si leurs amis ont bel et bien des problèmes, il faut agir au plus vite. Vous ne pensez pas ? ? »

    Elle sourit, le ventre serré. Elle imaginait que les deux collégiens était ses peluches. Elle ne pouvait pas les laisser une seconde de plus là-bas.





    Rappelle-moi. Pourquoi en es-tu arrivé là ma petite Ruby ? À cause d'un insecte. Pourtant, tu savais que le seul animal que tu devais suivre était le lapin blanc. Oui. Mais est-ce que c'était seulement à cause de lui que tu es là ? Non, c'est à cause de moi. Bien ma fille, c'est bien. Rendors-toi alors mon amour, et cette fois-ci recherches le lapin blanc... Et fais attention aux mauvaises rencontres.

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