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NAO ಧಿ Ne me parlez surtout pas de vous



 
LA V2 EST ENFIN LA..HIP HIP HIP HOURRA ♪(ノ´∀`*)ノ DE NOUVELLES SURPRISES VOUS ATTENDENT. ~

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 NAO ಧಿ Ne me parlez surtout pas de vous

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Nao H. Sanada
THIS IS BLACK PARADE.
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▌Petits Mensonges : 69

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MessageSujet: NAO ಧಿ Ne me parlez surtout pas de vous   Sam 24 Sep - 16:25

Hold 'em Like They Do in Texas Plays...




The Hot Issue


F e a t : Motochika Chosokabe (Sengoku Basara)
NOM - SANADA
PRÉNOM - NAO HARU
ÂGE - 29 ANS
DATE DE NAISSANCE - 13 OCTOBRE
PROFESSION - PSYCHOLOGUE
QUARTIER DE RÉSIDENCE - EBISU
GROUPE - CIRCUS

Let You Speechless





The Geek Inside

PSEUDO - NAO IRA BIEN
ÂGE - 19 ANS
COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ? - VIA PARTENAIRES
DES SUGGESTIONS ? - ME VÉNÉRER
LE CODE -
Sweet Dreams


VOTRE AVATAR SUR FRENESIS
PSEUDO - ARSENIC
CLASSE - WIZARD
ARME - AUCUNE

PRESQUE MOI -
L’apparence d’un sale gamin, un comportement semblable. Arsenic joue avec les poisons, qu’ils soient réels ou de paroles. L’émeraude de ses cheveux, de ses yeux, sont une fausse couleur jetée sur un cadavre. Il n’y a jamais que le vide, quand on cherche à voir plus loin. Et les mensonges aussi, toujours, pour garder les apparences, pour s’amuser à faire miroiter ce qu’il n’est pas. Ce qu’il dit un jour ne se renouvelle jamais et il semble s’amuser à brouiller les pistes, tout en essayant de gratter un peu pour les autres. Il est comme une mauvaise herbe, dont on ne sait pas d’où elle vient, mais qui finit toujours par réapparaître, au moment le moins opportun.





Could We Fix You If You Broke ?



The Very Bad Reputation

Tu fais face au fauteuil vide, une cigarette aux lèvres. Ta main bouge doucement le verre, les glaçons s’entrechoquent. Ton regard transperce la matière et tu regardes à travers le meuble qui a abrité tant de discussion, qui a assisté à tant de séances où tu te faisais maitre des pensées que l’on t’offrait.

« Alors, parlez-moi de vous. »

Tu crois entendre ta voix encore et ça te donne envie de rire. Parce qu’au fond, tout ce que tu sais de toi ne t’a jamais vraiment rendu fier. Tu te connais sur le bout des doigts. Tu sais quels sont tes défauts, tes qualités. Tu sais utiliser chaque partie de toi pour obtenir des informations, pour manipuler, pour voir à travers ce que l’on te montre. Cette vérité qui t’est si chère, tu peux enfin la saisir. Même si les débuts n’ont pas été faciles.

Tu t’es heurté à tes espoirs, gamin perdu en quête de reconnaissance, voulant changer le monde, l’embellir. Tu voulais un avenir radieux, tu voulais rayer les injustices, tu voulais tant de choses. Et tu n’as fait que courir d’échec en échec. Ta vision du monde s’en est trouvée assombrie, tu n’as plus jamais retrouvé le toi d’avant. Il s’est perdu dans cet individu bourru et sec, dans cet homme qui prend sans donner, qui regarde le monde tourner, valser, blasé et déjà prêt à s’en aller. Ta violence se déchaine, te fait miroiter tout ce que tu voudrais avoir et que tu as détruit.

INDISCRÉTIONS



DIRTY LITTLE SECRET - Il a pleuré à la mort de Mufasa.
SEXUAL ORIENTATION - Bisexuel
PROJECT - Avoir une assistante canon. Ça aide pour l’image et ça rassure, non ?
DREAM - La vérité. Tout simplement.
ALWAYS CLOSE - Un bandeau de rechange. Sait-on jamais.
QUOTE - « La vérité est en marche et rien ne l'arrêtera. » (Émile Zola)

BANG BANG: Beautiful & Dirty Rich

Les lumières te font mal, dans les orages consumés de tes iris. Tu vois un peu de ténèbres, un éclair vif qui déchire le ciel. La pluie se mêle aux larmes que tu ne verses pas et tu te ris du reflet que tu donnes au monde.
Les goutes glissent sur ta peau pâle, s’approprient un épiderme fragile et laiteux. Tu en sens le poids léger sur toi, un torrent qui roule sur ton corps, qui semble s’infiltrer dans tes os même pour te laisser essoufflé et glacé. La pluie lave les péché et les offenses mais pourtant, pourtant, il reste sa marque sur ton visage, il reste cette blessure sous le bandeau qui s’assombrit doucement, sous l’action de l’eau. Tu sais qu’en bas, tout est cicatrices. Tu sais qu’en bas, l’abomination tapie, le mensonge caché, défiguré, assassiné par les flammes, n’aura aucune raison de voir la lumière à nouveau.

Et le gris de ton regard se perd sur la ville, dans les hauteurs rassurantes qui hissent ta silhouette au sommet. Tu vois les lumières, qui te font mal, se déclinent en couleurs agressives et vives. Elles éclairent son corps couple, les muscles discrets et durs qui roulent sous la peau. Elles donnent une lumière nouvelle à tes cheveux d’argent, comme un rayon qui illumine tout et qui laisse un sentiment frustrant d’inachevé. Et le visage caché, les traits fins assassinés par les mèches perdues semblent briller dans la pénombre, comme un signe d’une folie naissante.

Tu bouges, ta silhouette se fond dans le noir, tous tes gestes trahissent une rage mêlée d’amertume, une mélancolie qui s’égare. Tu deviens ombre, tu pars, arrachant la lumière crue d’une beauté assassinée à ce monde dont tu briseras le voile de mensonge.






Popped My Heart On My Bubble Dreams...



The Story Of Morning Glory


Le chant des sirènes. Il est trompeur, trompé, tu tombes.

«
Je voulais juste la vérité. Te voir dans ton apparat de justice et de néant, te voir brisée face aux vagues de ta monstruosité latente. Tu étais si belle vêtue de tes funèbres intentions, tu rayonnais dans tes sinistres songes. Ta voix me berçait. Tes mains me déchiraient, une aubaine, une peine, sur les étoiles nacrées de tes espoirs consumés. Tu éclipsais les lumières de la ville, tu t’adonnais aux joies sauvages de la nuit, éparpillée aux milles recoins de tes sublimes artifices. »

Tu te languis, davantage. Ta voix se tait, tes yeux observent. Tu attrapes, tu prends, tu mens. Douleur des douleurs, quand ta vie part en étincelles, quand le venin te prend tout entier à son piège doucereux. Tu fuis fuis fuis. Tu es. Tu existes. Et tu te meurs.

MOTS PERDUS


2092
"J’offre au ciel toutes mes nostalgies, toutes les pluies qui ont pu ruiner mon esprit qui se construit encore. J’offre à la terre qui se meurt les dernières larmes d’une enfance qui s’enfuit, d’une vie qui se bâtit. J’offre à l’air souillé et corrompu tous les vices d’une joie éphémère et grandiose, porteuse de ce qui sera sans doute un pilier de ma morne existence. Parce que je t’ai rencontrée, pour la première fois. Et j’ai eu envie de t’éclater. De faire disparaître ton sourire trop limpide, de faire partir cette lueur qui semblait sincère dans tes yeux. Tu me donnais envie de hurler, de partir en courant parce que ta vue m’était insoutenable. T’étais malade, tu faisais peine à voir.

Et moi, je me noyais dans ton regard trop bleu, je me perdais sur ton visage qui respirait l’aisance et l’impassibilité. J’avais 16 ans et je me sentais comme un enfant pris en faute. Je découvrais tout le mal que pouvait faire ce monde qui se brisait. J’entrevoyais toutes les souffrances qu’on s’évertuait à me cacher. Parce que je ne devais pas les voir. Ce qui m’aveuglait n’était rien d’autre que ce mur enchanté, cette cage dorée que l’on avait placée pour me couper les ailes. Je devais vivre, continuer. Je devais poursuivre une voie, ne jamais effleurer de mes yeux encore innocents le monde souillé, tel que beaucoup le connaissaient.
Et tu m’obligeais à ne pas les détourner. Tu m’obligeais à te regarder, bien en face, à remettre en cause mes vérités toutes faites. Tu me forçais à faire abstraction du reste, à ne voir que toi, toi, encore, jusqu’à m’en faire mal, jusqu’à m’en écorcher le cœur, jusqu’à m’en ensanglanter l’âme. Un couteau en plein cœur. Pas un coup de foudre. Un coup de haine, dans toute sa splendeur. Tu étais vérité face à mes mensonges. Et je t’ai détestée pour cela."



2093
"Tu brûles tout ce que j’ai été. Tu amoindris mes armures, tu passes à travers les failles pour y semer ton acide. Pour me faire miroiter ce monde que je découvre, à travers l’image que tu veux me montrer. Je t’admire, de loin. Je te hais, de près. Je n’ai jamais connu que la douceur confortable d’un foyer, que le quotidien monotone d’un fils de bonne famille. Tu m’entraines dans tous les jeux dangereux, tu montres tout ce que je n’ai pas le droit de voir. Et le frisson est là. Excitation, joie. Euphorie. Je me perds dans tes paroles, je m’agrippe à ces parcelles de vrai que tu me montre.

Je me dis que tu es fragile et j’espère que tu ne liras jamais ces lettres. Je les écris sans vraiment savoir pourquoi, enhardi par mon désir de garder une trace de ce que je vois. Désireux de pouvoir décrire dans toute leur sublime beauté la froideur et la maturité de tes yeux, la fragilité de ton corps soumis à la maladie, la beauté de ta voix qui me chante ses menaces et ses terribles tentations. Ta vie ne tient qu’à un fil, tu le sais et je l’apprends peu à peu. Cette maladie qui te ronge nous relie. Elle est la seule constante qui reste entre nous, le seul lien auquel je peux me raccrocher pour continuer à te voir, à te parler. Tu n’es rien qu’une âme perdue, dans les bâtiments froids d’un hôpital que j’ai bien dû malgré moi fréquenter. Et je ne sais toujours pas si c’est dieu ou le diable qui a provoqué notre rencontre. "



2094
"Les jours défilent et j’ai l’impression, étouffante, que tout m’éloigne et me rapproche de toi à la fois. Je voudrais parfois que tu comprennes ce que je ne veux pas vraiment te dire. A quel point tout cela me pèse, à moi, le fils de médecin, qui se croit tout permis et s’est imaginé te faire une faveur en t’acceptant à ses côtés. Alors que c’était l’inverse, vraiment. Je pense que tu le sais, que tu en joues. J’ai peur de ne pas vraiment te comprendre comme je l’aimerais, j’ai peur de faire fausse route, depuis le départ, brouillé par les signaux que tu m’envoies.

Et je me perds dans ce monde où je n’arrive pas à trouver ma place. Ils se détruisent, ils se déchirent, tout fuit et devient ruines. Je tremble de rage, de désespoir, j’aimerais pouvoir en finir mais je n’en ai pas le courage. L’espoir s’en est allé, il ne reste de mes idéaux d’adolescents que l’amertume. Tu m’as montré cette vérité, abjecte. Tokyo, qui se meurt de l’intérieur, qui hurle sa peine, qui crache son sang devant les trains qui défilent, devant les aiguilles qui font leur chemin en emportant avec elles les existences harassées qui se bousculent aux portes de la mort. Tout me semble perdu, si lointain. Et je me raccroche à la lueur dans tes yeux. A la foi inébranlable qui semble t’animer. Sur ton visage décharné par la souffrance, sur ta peau marquée par le poids des ans, je vois toute une vie qui sommeille, une énergie qui voudrait s’épanouir mais qui ne peut ouvrir ses pétales sans arracher le masque par ses épines.

Tu me montres la voie, pourtant. Je veux comprendre, apprendre. Trouver par moi-même un chemin qui me décidera à agir ou à accepter la fatalité. Je veux tenir au creux de mes mains l’âme humaine, ressentir les troubles, les maux, pour les détruire ou les raviver à loisir. Je veux guider, faire sombrer, je veux voir leurs tourments pour les comprendre et les soigner.

Tu te rirais surement de ce que j’écris, de ce que je veux. Je reste un gamin idéaliste, que tu regardes de tes yeux clairs, l’air indulgent et amusé. Pourtant, je veux continuer dans cette voie. Persister. Pour trouver les failles de ces cœurs endoloris."




ENTREVUE SUR CANAPÉ


Un soupir, le bruit léger d’un tissu que l’on froisse. Ses yeux se fixent sur les stores fermés, dans une vaine tentative de fuir la pièce, les vêtements éparpillés, le corps alangui sur… Non, non, il détourne la tête, serre les dents. Coupable, jusqu’au bout. Et la voix le terrasse.

« Vous ne vous y faites toujours pas ? Ce n’est pas la première fois, pourtant… »
Ses accents moqueurs lui vrillent les tympans, lui donnent envie de hurler. Il se contente de lui offrir son plus beau sourire, pourtant, en allumant une cigarette. Le gris de ses yeux effleure la peau découverte, les traits fins, les cheveux lisses et sombres. Il s’approche, saisit la nuque de l’adolescent dans un geste sur pour l’attirer à lui. La fumée se distille entre eux comme un poison, avant qu’il ne saisisse ses lèvres, moqueur et impudent.
« Je suis un homme et je suis faible. Tu m’excuses non ? »
Il se recule, passe une main lasse dans ses cheveux avant d’enfiler son pantalon, à la hâte et de s’avachir sur un fauteuil.
« Tu es bien là pour ça, après tout… » Il se penche, scrute le jeune homme, soudain mal à l’aise. Cela ne lui échappe pas. Rien ne lui échappe. Pas même le regard furtif jeté sur le nom, sur la porte, à travers le bureau qui ne devrait pourtant pas servir à de tels rapports. Non non. Mais le commun ne prend jamais place entre eux. C’est une règle tacite, depuis la toute première fois. Psychologue et patient. Le temps de tout de se dire, de se perdre, avant de retrouver la froide réalité. « Mais ne perdons pas de temps, tu sais que je te facture tout. » Des sourires moqueurs, des deux côtés.

Nao écoute la voix calme, claire, apaisante, qui raconte sa semaine, qui enveloppe le silence confortable de sa lente mélodie. Il lui parle de ses problèmes, à chaque fois. D’un monde où il n’est pas à sa place. D’une famille qui en attend trop, de lui, d’une ville où il ne retrouve rien de familier, rien de concret, de tangible et puis il a peur, si peur de sombrer, de lâcher prise, de ne pas réussir alors aidez-moi, aimez-moi je vous en prie et il en pleure parfois, c’est douloureux à voir et Nao en a le cœur déchiré parce qu’il retrouve le lui d’avant dans ce gosse perdu, qui a même pas la vingtaine et qui est en quête de vérité. Alors il lui parle de lui, parfois. Il lui parle de sa vie, de ses propres choix, souvent. Et lui parle d’elle, toujours. Il ne s’en rend pas vraiment compte et les paroles le frappent, cruellement.

« Avec elle, ce n’est pas comme ça ? » Il désigne d’un signe de tête les vêtements toujours en désordre, son propre corps endolori, les portes étroitement fermées pour que personne ne devine. Pas comme ça, pas comme ça. Nao retient un rire, des larmes, parce que ça fait mal.
« Non. Elle, elle est intouchable. » Un éclair de douleur passe dans les yeux du jeune homme, trop vite, trop tard et il ne peut rien faire pour lui épargner cette douleur. « Et moi, je suis là pour vous soulager ? Vu que vous ne pouvez pas l’avoir ? »

Sa voix est sèche, trop, ça le perturbe parce que le gamin qu’il a commencé à connaitre n’était pas comme ça. Il a gagné en maturité, en hargne et il sait où frapper. Il ne le voit plus vraiment comme un psy’ emmerdant et bougon, qui prodigue ses conseils en voulant aider les âmes égarées. Il décèle l’homme sous la carapace. Celui qui se leurre, celui qui court après une chimère. Et montrer cette faiblesse lui est insupportable.
« Oui. Ça te dérange ? » Un sourire qui se perd sur ses lèvres pincées, un nouveau baiser, son corps se fond dans le sien et l’oubli, l’oubli, pour eux, pour tous.



LE JEU DES MENSONGES


« C’est drôle. Tu es sur de vouloir le faire? Tu perds, à chaque fois. »
« Oui. Tu es meilleure que moi, bien sur, mais ce n’est plus comme avant. Maintenant, je vois des failles. Je vois quand tu mens et quand tu dis la vérité. »
« Parfois. »
« Oui, parfois. »
« Tu es encore si naïf, Nao. Un enfant. »
« Cela ne change rien. Toi, tu es faible physiquement mais ton mental est d’acier. Si je semble être le contraire, alors ça ira, à nous deux, on pourra se compléter. »
« Tu es cruel. Comme un enfant. Mais jouons, puisque tu le veux. Le premier dont les mensonges sont décelés a perdu. »
« Bien, bien. Pourquoi as-tu rejoint Circus ? »
« Parce que je veux un monde meilleur. Parce que j’y crois, parce que nous changeront ces injustices, nous établirons la vérité. Et toi ? Pourquoi m’as-tu suivie là ? »
« Parce que je t’aime. Je veux rester avec toi, je veux que tu guérisses un jour, dans un monde où tu pourras être heureuse. Et que je veux vivre dans un tel univers avec toi.»
« Tu penses que je peux guérir ? »
« Oui. Bien sur. Chaque blessure peut l’être, je pourrai te voir un jour rayonnante et prête à réellement vivre. »
« Tu m’as l’air plein d’espoir… »
« Oui. C’est pourquoi je vis. Je sais que quoi qu’il arrive, je me tiendrai à ces idéaux, je ne céderai pas face au mal, à l’envie qui me prend parfois de vouloir tout détruire, d’envoyer balader ces imbéciles qui croient encore pouvoir changer les choses en douceur. »
« … Arrête ça. Ça ne m’amuse plus. Tu as perdu, depuis le tout début. Tu sais où frapper, maintenant. Tu sais quoi dire pour faire du mal. Mais tu perds, je gagne toujours à ce jeu. »
« Tu gagnes peut-être le jeu. Mais tu m’as définitivement perdu, mon amour. »



DE L’AUTRE COTE DU MIROIR


La peur me colle à la peau, me fait haleter et j’ai peur de regarder derrière moi. Je sais qu’il est là, encore, quelque part mais je ne peux pas me retourner, je ne peux pas lui dire de fuir. Ils ont pris leur décision. Ils ne ressemblent plus à ceux que j’ai rejoints, il y a des années. Ils veulent détruire, ils me font peur avec leurs mots tranchants. Mes mensonges ne tiennent plus, je suis devenue une gêne, à éradiquer, à supprimer, comme tous ceux auxquels ils ont ordonné l’exil. Alors, il me reste une dernière chose à faire. Il nous reste une dernière chose à faire.

Comme tout a commencé, je veux tout détruire par les flammes. Comme tout a commencé, je veux brûler ce qui a été et ce qui sera. Mais il y a cette ombre, elle rôde là, à ma recherche, je le sais. Et sa voix claque et sa présence se manifeste, enfin, alors qu’essaie de me calmer, alors que je ferme les yeux pour ne pas me laisser prendre au piège de sa voix.
« Tu vas partir ? Tu vas fuir ? »
J’inspire, j’expire, avant de me tourner vers lui. Souriante, confiante pour une fois. Il me reste un avantage. Pourtant…
color=Lightsteelblue] « Oui. Tu ne me retiendras pas, je le sais. On ne se reverra plus. Je mourrai quelque part, on ne sait où, parce que mon corps aura eu raison de moi. Et toi, tu continueras ça et tu mourras peut-être tué, peut-être capturé, peu importe. » [/color]
Son rire se répercute sur les murs et je la vois, la blessure dans les yeux. Il a beau avoir appris l’art du mensonge, il a beau me comprendre maintenant davantage que je ne me comprends moi-même, il ne peut pas encore cacher ces sentiments. Et c’est à cause d’eux qu’il tombera, à cause de son arrogance, je le sais, il se croit gagnant, là, maintenant, tout de suite alors que j’ai sa vie entre ses mains.
« Un si bel avenir que tu nous réserve. Tu aurais pu rester. Je me serais sali les mains, tu n’aurais eu qu’à attendre. »
Son ton est dur et je vois à quel point il se retient, à quel point il m’en veut. Trahison. Elle passe dans ses yeux, elle me fait trembler parce qu’il n’y a pas d’autre mots. Et ce qui suivra l’assassinera, probablement. Je fuis, comme si c’était la seule chose qui me restait à faire. Ses yeux s’écarquillent quand il voit que je l’enferme, il cherche à avancer mais je le devance, mon piège se referme sur lui et les flammes dansent, les flammes l’engloutissent, je vois une étoile consumée tomber sur son visage et je me retourne, je cours parce que je ne veux pas voir, s’il doit mourir, ce sera loin de moi, sans moi et je pars.
Sans me retourner, sans prêter attention à la fumée qui me brûle la gorge, qui m’assassine l’âme. Mes quelques larmes emportent avec moi mes derniers mensonges et mon dernier espoir.



FACE A LA VERITE


Tu regardes ce qui a été, le chemin parsemé d’embûches. La vérité t’a trop longtemps échappé, elle t’a pourfendu de son masque, elle a eu raison de ta naïveté. Et tu l’as démasqué, tu as joué avec, jusqu’à la briser, jusqu’à toi-même t’en casser sous les chocs et les éclats sanglants.

« Ouais mais tu l’aimais. »

Tu as envie de rire. Tu entends ta propre voix, qui résonne, comme un écho et tu te dis qu’elle a raison, tu étais si jeune. Tu l’aimais, bien sur. Mais ce n’est pas suffisant. Ça ne l’est jamais. Ces mots, ces sentiments, ils n’ont aucune importance. Vous avez joué, tu as en partie perdu, elle a en partie gagné. Et tu sais qu’elle n’est plus de ce monde. Sans avoir besoin de le confirmer, sans vraiment le chercher. Sa maladie aura eu raison d’elle. Tu attends seulement, songeur, que la deuxième partie de ce qu’elle avait prévu se complète. La rage au ventre et le regret au cœur.

« Tu ne veux pas mourir. Pas comme ça, pas maintenant. »

Non, non, tu ne veux pas. Tout commence. Circus, tu es là, comme jamais, comme toujours, tu les suis, l’esprit embué, la vérité au bord des lèvres. Tu effleures de tes doigts brisés le futur, les innocents, pour que ton esprit les charme, pour que tes mots trouvent leurs failles. Tu ne veux pas mourir, tant que vous n’aurez trouvé ce que vous chercher, tant que la victoire totale ne revienne. Même s’il y a un prix.

« Et eux ? Tu ne t’en occupe plus, pas vrai ? Tu les a enterrés, comme elle. »

Tu ris, tire sur ta cigarette. Tu n’as pas peur, tu ne sais même plus vraiment ce qui vous menace. Vous êtes tout et rien à la fois. Alors eux, d’autre, ça n’a aucune importance. Il suffit de couper le mal par les racines, de tout anéantir pour reconstruire. C’est tout.

La cigarette écrasée, d’un mouvement rageur. La fumée chatouille ton œil restant, tu vois un peu flou. Comme si tout était déformé. Mais c’est ta réalité, ta vérité.








Dernière édition par Nao H. Sanada le Ven 30 Sep - 16:15, édité 1 fois
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June Hong Ki
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MessageSujet: Re: NAO ಧಿ Ne me parlez surtout pas de vous   Jeu 29 Sep - 23:23

    Je pense que je n'ai plus besoin de te souhaiter la bienvenue Nao u__u ♥
    Ni même que j'ai toujours aimé ton style d'écriture qui me rend verte de jalousie (wai, c'pour ça que je suis une Karneval) & que je n'ai rien à redire même si je trouve que ses deux petites descriptions pour le physique et le mental sont... 8D.
    Donc je te valide ♥ Bon jeu à toi le borgne.





There's a song that's inside of my soul. It's the one that I've tried to write over and over again
I'm awake in the infinite cold. But you sing to me over and over and over again. So, I lay my head back down. And I lift my hands and pray to be only yours, I pray, to be only yours, I know now you're my only hope.



Merci Ju-de pour mon ava qui roxx & mes sign's ♥️

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NAO ಧಿ Ne me parlez surtout pas de vous

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