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Andrea Saito » Let's Play ♪



 
LA V2 EST ENFIN LA..HIP HIP HIP HOURRA ♪(ノ´∀`*)ノ DE NOUVELLES SURPRISES VOUS ATTENDENT. ~

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 Andrea Saito » Let's Play ♪

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Andrea Saito
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■Pseudo : Enomil
■Classe Sur Frenesis: Stalker



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MessageSujet: Andrea Saito » Let's Play ♪   Dim 2 Oct - 4:54

Hold 'em Like They Do in Texas Plays...




The Hot Issue


Lavi » D. Gray-man.
NOM - Saito.
PRÉNOM - Andrea. So viril ~
ÂGE - 24 ans.
DATE DE NAISSANCE - le 10 janvier.
PROFESSION - Styliste. Ou fashion coach. Bossant en freelance, il aide les gens à ne pas avoir un look de thon sur le podium, dans la rue, en réunion, ou même à un rendez-vous. Tout dépend du prestataire, en réalité. Bien qu'il s'occupe surtout de petits concours (le dada familial).
QUARTIER DE RÉSIDENCE - HARAJUKU » 原宿.
GROUPE - Zeroes ♥

Let You Speechless





The Geek Inside

PSEUDO - « M. » m’ira très bien. Mais si vous préférez les trucs entiers : « Mister », ça le fera aussi. Au pire, z'avez qu'à dire Truc ou Machin rouge, je répondrai. Je suis pas difficile.
ÂGE - 19 days.
COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ? - Heu. Je. Top-Site ! Il était partout. PARTOUT.
DES SUGGESTIONS ? - Faire un truc moins beau la prochaine fois, que j'arrête de baver jusqu'à terre. (Non mais je rigole hein)(CONTINUEZ DE ME RAVIR LES MIRETTES JE VOUS PRIE)(En fait, c'est même un ordre).
LE CODE - {KANONISED}. Y'a pas de lézard. (Oh, la rime pourrie)(Avec du français sur de l'anglais, en plus).

Sweet Dreams


Nelliel » Bleach.
PSEUDO - Enomil. Ou citron en italien et à l'envers. Qui a dit "tordu" ?
CLASSE - Stalker.
ARME - Une très lourde et imposante épée à deux mains. Arme basique, mais un peu plus impressionnante que la moyenne. Quoique banale, au fond. La seule originalité, c'est l'espèce de tissu miteux et vert gazon qui est enroulé autour de la garde et dont le morceau restant flotte joyeusement au gré des brises virtuelles.

PRESQUE MOI - Enomil, dit Nono pour les intimes (ou juste fainéants), est une charmante jeune femme. Oui, oui, vous avez bien lu : "une". Andrea trouvait ça plus fun de cette manière. Pis, IRL, il est déjà parfait, alors pourquoi changer quoi que ce soit ? Bref, passons. Enomil, donc, est une demoiselle avec tout ce qu'il faut où il faut. Parfaitement proportionnée. Quoique. Outre sa longue chevelure bleu-vert qui lui tombe sur les fesses, on a tendance à remarquer un autre petit détail, quand on l'observe. Enfin, "petit". Pas vraiment, en fait. Disons que la stalker, elle a une poitrine légèrement, heu, big ? Petit foirage au niveau des réglages et quand il s'en est aperçu, c'était déjà trop tard. Tant pis. Outre cela, elle est juste comme il la voulait. Belle. Un peu sauvage avec ses yeux jaunes et son espèce de peinture de guerre rose sur le visage. Adorable, quand elle fronce son petit nez ou tire la langue. Mais restant quand même inquiétante à cause du crâne reposant au sommet de sa tête. Un crâne à moitié pété, qui plus est. Et pas vraiment humain non plus. En somme, un mélange étrange, qui correspond très bien au joueur derrière l'écran. Si ce n'est cette poitrine, qui le perturbe un peu. Il arrête pas de remettre son décolleté en place ou de les toucher, comme s'il n'arrivait pas à croire en leur existence. Ce qui, avouons-le, aide encore moins les gens à oublier ce "détail". Surtout qu'au moment où Andrea s'en rend compte, il recommence (volontairement, cette fois). Parce que c'est rigolo.





Could We Fix You If You Broke ?



The Very Bad Reputation

L'ennui, c'est un peu le leitmotiv d'Andrea.
Non, il n'est pas un homme d'affaires pingouin, aussi coincé que s'il avait un balai dans...Hum. Enfin. Très coincé, quoi. Non, rien de tout ça. C'est juste que. Mince. Qu'il s'ennuie, tout simplement ? Tout le temps. Absolument tout le temps. Et que lorsque ça arrive, heh bien, vous-même, il vous arrive de vous ennuyer sévère, non ? Ouais, voilà, bah, repensez à vos réactions dans ces moments là. Ces moments absolument mortels, et pas dans le bon sens du terme. Ben, parfois, vous seriez prêt à tout pour y remédier. Andrea, lui, c'est non-stop. Et là, vous pouvez tenter d'imaginer le fléau sur pattes que cela peut donner.

Andrea n'est pas naturellement méchant, sadique ou quoi que ce soit, c'est juste qu'il s'ennuie mortellement. Alors il faut qu'il bouge, qu'il fasse quelque chose, mais que cela s'arrête. Si jamais vous le voyez inactif dans un coin, avec un air de cachalot apathique échoué sur son rocher, un conseil : fuyez. Car si vous entrez dans sa ligne de mire, c'est foutu. Quand ce jeune homme ne remue pas, ou ne fait rien, c'est qu'il prépare quelque chose. Parfois vaguement, parfois juste dans le coin le plus profond et éloigné de son esprit, mais vous pouvez être sûr d'une chose : c'est que la machine se remettra en marche. Le tigre n'est jamais vraiment endormi. Jamais. Sauf quand il dort, bien sûr, c'est pas Insomniac-Superman non plus. Et en parlant de Superman, on peut se demander pourquoi, exactement, par tous les dieux, monsieur a décidé d'endosser le costume des Zeroes (façon de parler hein, la plupart de ceux qu'il a vus sont horribles, alors il a fait le sien). La réponse est simple. Très. Parce que ça avait l'air intéressant. Tout est bon pour tromper l'ennui. Absolument tout.
Les extrêmes ne le dérangeant pas. Il l'a toujours un peu été, après tout. La véritable question, c'est : jusqu'où ? Jusqu'où sera-t-il capable d'aller ? De faire ? De tenter pour éloigner son mortel ennemi ? Pour l'instant, c'est plutôt inoffensif. Il ne se drogue pas, il ne fume pas, ne boi--heu, non, il boit. Parfois. Mais juste pour le fun, pas quotidiennement ou de façon alcoolique. D'ailleurs, s'il tient bien l'alcool sur le moment, dans les heures qui suivent, les conséquences le rattrapent et c'est pas beau à voir. Donc, pour un pari entre potes, ça roule nickel, mais après, quand y a plus personne, c'est tête à tête avec la cuvette. So glamour. Bref, pas vraiment de dangers en vue pour l'instant, juste presque la quasi-totalité de son entourage, des gens qu'il croise, et du reste du monde, qui fait la tronche.

Sauf peut-être les heureux élus, ceux qui sont sauvés à la nuit tombée. Bah ouais quoi, un héros, ça sauve les gens. Ça les ennuie pas. Enfin, pas trop.
Être un Zeroes, en fait, c'est un peu la tache dans son caractère, la fausse note qui colle pas au reste de la partition. Cela ne lui va pas. Mais, c'est pas comme si les people ils étaient au courant, hein. Personne ne le sait. Mis à part les êtres croisés, mirés derrière le masque. Oui, Andrea, intérieurement, c'est un peu Zorro version rousse, sauf qu'il a pas de valet. Les gens reconnaissent "The Tailor" quand ils le voient dans sa combinaison noire et rouge, avec son écharpe flottant dans le vent, mais tous seraient bien incapables de dire qui se trouve derrière le masque. Ou plutôt derrière les épaisses lunettes d'aviateur rouges, parce que les masques c'est démodé et que ça tient trop chaud. Pis, en plus, il met une perruque brune toute lisse et qui a une coupe carrée d'intello.

Hors costume, il risque de ne pas lever le petit doigt pour quelqu'un, par contre. Ou s'il le fait, c'est parce que c'était amusant et/ou que cela ne demandait pas trop d'efforts. Parce que, le reste du temps, Andrea, il fait pas vraiment sportif. Oh, bien sûr, il s'agite beaucoup, court d'un endroit à l'autre, balance des bras dans tous les sens et piaille à qui mieux mieux, mais s'il voit une caisse trop grosse et donc trop lourde, il appellera à l'aide. De une, parce que ça agacera quelqu'un, et de deux, parce que...Juste parce que.

Andrea, il se ne plie pas au monde. C'est le monde qui se plie à lui.
Et si cela ne marche pas, il s'en fiche, et foncera comme un bourrin dans le tas, brisera les barrières à grands coups de pieds, et fera tout pour vous faire céder. Qu'importe les dégâts.

Parce que c'est tellement distrayant ♪


INDISCRÉTIONS



DIRTY LITTLE SECRET - Qu'il a toutes les capacités pour être garde du corps. Ça, c'est une chose qu'il n'utilise qu'une fois son visage caché par le masque, le soir, en tant que Zeroes. Mais en faire son métier ? Jamais. Il ne veut pas finir comme son Père. Pourtant, il ne lésine pas sur les moyens, quand il enfile son costume...Ah, l'art de faire l'autruche et de cultiver les contradictions, quelle merveilleuse chose.

SEXUAL ORIENTATION - Bisexuel, bien sûr ♥
Parce que comme ça, il peut traumatiser encore plus facilement les nouveaux stagiaires. Bien qu'en réalité, il n'aille jamais plus loin que les flirts. Dans le fond, on pourrait donc le dire plutôt indécis. Ou qu'il s'en fiche, pour l'instant. Ou les deux, en fait. Allez savoir.

PROJECT - Faire un coup d'éclat. Commencer à gravir sérieusement les échelons. Pas forcément dans cet ordre-là. Même si agréable, le bas de l'escalier où il gravite en ce moment commence à le lasser. Il est temps de poser le pied sur la première marche et d'entamer l'escalade du monde de la mode. Mais sans pistons (désolé sœurette), et à sa manière.

DREAM - Hum, il ne sait pas trop. Peut-être enfin trouver quelque chose qui le distrairait éternellement de son ennui perpétuel ? Si une telle chose est possible, bien sûr.

ALWAYS CLOSE - Des élastiques colorés. Un bandeau de rechange. Un portable, noir et décoré de fines lignes rougeoyantes avec son petit porte-clés en forme de tête de Mickey. Des emballages de bonbons vides. Un dé à coudre, des épingles, ainsi qu'un peu de fil, pour les urgences. Son trousseau de clés. Un stylo rose avec des paillettes. Des notes chiffonnées et recouvertes de pattes de mouche.

QUOTE - « L'ennui est certainement le pire fléau de ce monde. », ou « Chéri(e), tu ressembles trait pour trait à mon arrière-grand-mère lors de l'anniversaire de ses quatre-vingt-seize ans. Ais-je besoin de préciser que ceci n'est pas un compliment ? ».

BANG BANG: Beautiful & Dirty Rich

Le premier truc qu'on remarque chez ce coco, c'est sa taille. Andréa est grand. Oh pour l'être, ça, il l'est. Surtout dans une foule de Japonais, en fait. Il se prend même des hauts de portes, parfois. Foutue architecture nipponne. Foutus nippons tout court, en fait. Pour se mettre à la hauteur de certains, il doit presque casser son corps en deux. Mais bon. Ça aide à toiser, alors finalement, il s'en plaint pas trop. Surtout en faisant ses courses, quand il attrape entre ses longs doigts de pianiste la boîte mega en hauteur, alors que le client d'à côté, c'est limite s'il n’apporte pas l'escabeau. Tout est élancé chez Andrea. C'est clair qu'il est loin du videur de boîte de nuit, deux mètres côté vertical, et un pour le côté horizontal. Non, lui, il est tout en finesse.

Enfin, ça, c'est habillé. Parce qu'il se trouve à des kilomètres du physique de catcheur, des muscles, il en a. Fins, qui ne sautent pas aux yeux, composant un torse juste comme il faut, mais bien présent. Idem pour le reste du corps. Il s'entraîne, le bestiau. Même s'il ne le dit pas. Qu'il prétend juste faire sa séance de la semaine au gymnase, comme le quidam de base, et en ressortir dégoulinant de sueur dans le vêtement sacrifié exprès pour l'activité. En vrai, il fait son jogging tous les matins, un peu plus tôt que l'aurore, pour ne croiser personne, ou si c'est le cas, il ne fait que sourire de façon lointaine, comme si tout était normal. Mais, les séances le soir chez lui, et privées chez une connaissance deux ou trois par semaine, ça, personne ne peut le voir. Elles portent leurs fruits pourtant. Sauf qu'aux yeux du monde, il est juste bien bâti. Et quand faut soulever un truc, c'est une mauviette par contre. Alors qu'en réalité, il n'aurait aucun mal. Comédie. Juste de la comédie.

C'est comme les expressions que peuvent prendre les traits de son visage. Fins, harmonieux, presque androgynes. Andrea est beau, et il le sait. Il en use et en abuse. Après tout, pourquoi ne pas le faire ? Il n'hésite pas à sourire, faire scintiller ses dents blanches à la lumière, mordiller ses lèvres discrètes pour leur faire prendre un peu de couleur. Bronzé, il serait peut-être encore plus attirant. Mais voilà, ce jeune homme est un roux pure souche. Alors peau de roux. Qui rougit désagréablement au soleil, mais qui ne bronze pas. Tant pis. Au moins, il est n'est pas aussi constellé de taches de rousseur qu'un adolescent pubère et boutonneux. Oh, chez certains, c'est charmant, chez d'autres, il y'en a deux ou trois, mais on ne sait jamais. La loterie génétique n'est pas toujours tendre. Avec lui par contre, elle a été carrément mielleuse, et il en est très content. Ses yeux verts mousse sont rafraichissants, ses longs cils délicieux, et son épiderme bien que pâle, sans défauts, comme une précieuse porcelaine.

Ce qui peut couper le charme (ou le rehausser, tout dépend des personnes), c'est le bandeau. Sur l'œil droit. On s'interroge, se questionne, se demande. Hideuse blessure, pupille aveugle ?
En réalité, rien de tout cela. Mais il ne dit pas, ça. C'est bien mieux de torturer les gens, huhu. Puis, ce bandeau, il le porte depuis tellement longtemps, que quand il l'enlève, il a l'impression que le monde lui saute au visage. Il titube, n'est plus sûr de ses repères, et finit par se prendre le premier mur ou poteau qui passe. D'où le bandeau de rechange, qu'il a toujours quelque part sur lui.
Niveau bizarrerie, il y a aussi ses cheveux. Tantôt roux carotte, tantôt sanglante tignasse, suivant la teinture de la semaine ou du mois, ils sont coupés un peu n'importe comment. Une espèce de flou artistique diraient certains. De côté sauvage savamment calculé, diraient d'autres. Sa paire de ciseaux dirait surtout que s'il est doué pour couper du tissu, son travail avec ses cheveux ressemble plus au travail d'un bûcheron souffreteux et bourré. Moralité, il devrait plus souvent aller chez le coiffeur. Mais. Rester des heures sans bouger sur une chaise sans pouvoir rien faire ? Vous voulez sa mort ? S'il ne s'aimait pas autant, il aurait sûrement fini chauve depuis longtemps.

En parlant de ça, môssieur prend un soin rigoureux de sa personne, parce qu'il le mérite. Bien évidemment ♥
Et sinon, ses deux oreilles sont percées. Il n'a ni tatouages ni cicatrices et porte un style de fringue tellement aléatoire que le décrire ici, serait inutile. Bien qu'il affectionne les bandeaux, pour tenter de retenir un peu ses mèches rebelles, et surtout, d'avoir quand même un minimum de champ de vision.





Popped My Heart On My Bubble Dreams...



The Story Of Morning Glory


Pofff. Son patient s'était laissé tomber sur son sofa avec la grâce d'un pilier de bar cuvant son vin le samedi soir. Le psychiatre retint un rictus. Il était un professionnel. Il en avait vu d'autres. Aussi se contenta-t-il de sourire. Un sourire aimable. Chaleureux. Qui invitait aux confidences.
— Bonjour, Saito, déclara-t-il avec douceur, les yeux fixés sur son jeune client.
— Andrea.
— Excusez-moi ? demanda son interlocuteur, un sourcil haussé, la perplexité plissant ses rides naissantes.
— Je préfère qu'on m'appelle par mon prénom. Les Japonais ont de ces manies, je vous jure.
— Mais...N'êtes-vous pas japonais vous-même ? l'interrogea-t-il, soulevant le coin d'une feuille de son dossier.
L'aurait-on mal informé ? Si c'était le cas, sa secrétaire entendrait parler du pays, demain matin.
— Si, répondit simplement le dénommé Andrea en se redressant. Je suis bien Japonais.
— Ah, bien, commenta son vis-à-vis, satisfait de la qualité de ses renseignements.
Il croisa les mains sur son bureau. Son visage se tordit en un air compatissant.
— Nous sommes là pour parler du décès de votre arrière-grand-père. Comment vous sentez-vous ? Est-ce que...
Le rouquin roula des yeux et balaya l'air de sa main droite.
— Je ne le connaissais même pas. Comment voulez-vous que j'en pense quoi que ce soit ? C'est triste. Pour ses véritables proches. Pas pour moi. Et encore moins pour qui que ce soit au Japon : Il était Italien.
— Italien ? Mais...
— De la famille éloignée. Très.
Il ouvrit les bras avec un petit sourire désabusé.
— On est une grande famille, déclara-t-il, avant de rapprocher ses deux mains l'une de l'autre. Mais éclatés en tous petits morceaux, un peu partout. Je suis sûr qu'une recherche Google serait édifiante, commenta-t-il avant de baisser les yeux, apparemment subjugué par les poils du tapis persan qui occupait une bonne partie du bureau.
— Mais alors pourquoi vous...
— Oh, ma mère était inquiète. Elle pensait qu'à cause de mon prénom, je pourrais me sentir un lien avec ce lointain parent.
Andrea leva la main.
— Non, ne dîtes rien, je connais déjà votre question : Est-elle, elle, attachée à ce lointain parent ? La réponse est non. Bien sûr, faire référence à un ancêtre, ça faisait bien, très, même, mais la réalité, c'est qu'au moment où elle était enceinte de moi, et qu'elle ne pouvait plus courir d’un bout à l'autre de tel ou tel pays, elle s'est jetée sur la télé. Pour compenser, vous savez. Ma mère adore son job. Son job, c'est sa vie. Quand elle bosse pas, elle déprime. Alors elle est devenue accroc aux feuilletons Italiens.
— Italiens ?
— C'est la première chaîne internationale sur laquelle elle est tombée.
— Ah.
— Et donc, son héros préféré du moment s'appelait Andrea. Fin de l'explication.
La jeune mère avait rajouté quelque temps plus tard, qu'au moins, comme ça, personne ne pourrait le confondre avec un autre à l'école. Ça, pour ne pas le confondre, on ne l'avait confondu. Juste que la plupart du temps, quand on voyait son prénom écrit quelque part, on s'attendait à une fille. La faute à une culture parasitée par les États-Unis, ça. Mais bon, lui, ça ne le dérangeait pas vraiment. Il l'aimait bien, son prénom. D'un haussement d'épaules, il se renfonça dans les luxueux coussins du sofa. Au moins, le fauteuil était confortable. Le psychiatre, quant à lui, remonta ses lunettes. Bon, son client n'était pas là pour une raison précise, mais, la séance avait été payée d'avance. Ils avaient donc trois heures devant eux. L'homme sourit doucement. Tout le monde avait des problèmes. Tout le monde. Trouver un sujet ne serait pas un souci.

— Alors...Andrea, reprit-il, son sourire s'agrandissant en prononçant le prénom de son patient, parlez-moi un peu de vous.
Les yeux d'Andrea brillèrent et son interlocuteur cacha sa satisfaction. Bien, il avait ferré son poisson.
— Pourquoi pas ? répondit le roux, avec un sourire radieux. Mais alors vraiment radieux.
Quel enthousiasme, commenta intérieurement le psy, avec un haussement de sourcil. Oh, mais ce n'était pas une mauvaise chose. Bien au contraire. De nouveau, il croisa ses mains, regardant intensément celui qui lui faisait face. Les secondes passèrent, puis les minutes, sans que l'un d'eux ne rajoute quoi que ce soit. Hum. Peut-être qu'en fin de compte, il était plus timide qu'il n'y paraissait ?
— Préférez-vous que je pose des questions ? s'enquit le psy, aimable.
Un hochement de tête lui répondit.
— Bien, conclut-il, en se calant dans son propre siège. Alors, si nous commencions par votre allusion de tout à l'heure ? Celle sur les manies des "Japonais", comme vous dites si bien vous-même.
Il laissa planer un petit silence, pour que son interlocuteur puisse réfléchir à la question, avant de reprendre :
— Est-ce que, par hasard, vous ne vous sentez pas Japonais ? Avez-vous l'impression d'être en décalage par rapport à...
— Exactement.
— Je. Pardon ?
— Je ne me sens pas Japonais, comme vous dites. Plus Français, pour être exact.
Oh. En voilà un cas poussé...Le psy se redressa. Mais avant qu'il n'ait pu reprendre les rênes de la conversation, le plus jeune lui coupa l'herbe sous le pied.
— Ne faites pas une tête pareille. Je ne me prends pas pour la réincarnation de Napoléon ou de je ne sais quel gourou de la mode du passé, quoi que cela pourrait être intéressant, rajouta-t-il avec un petit sourire. Non, ce que je veux dire, c'est que j'ai vécu la quasi-totalité de mon existence là-bas. Ce n'est que récemment que mère a éprouvé le besoin de "renouer avec ses racines". La France l'étouffait, d'après elle. Même si elle passait plus de temps dans l'avion entre les États-Unis et Paris que sur le sol en question.
— Votre japonais est pourtant excellent, fut tout ce que l'homme trouva à dire, plus par réflexe que pour autre chose.
- Bien sûr, c'est quand même ma langue "maternelle". Comme le Français. Oh, et je parle aussi un Italien plutôt correct.
— P...
— Pourquoi, vous dites ? le coupa de nouveau le jeune homme. Parce que c'est l'un des berceaux de la mode, pardi. Puis ça permet de dire plein de choses que les autres ne comprennent pas, huhu.
Il marqua une très courte pause.
— Oh, et si vous vous posez la question : Oui, j'aime la mode. Oui, ma mère travaille dans la mode aussi. Et en réalité, c'est le cas d'une bonne partie de la famille. Enfin, de celle que je connais, bien sûr.
Andrea fit mine de compter sur le bout de ses doigts.
— Mon oncle et ma tante s'occupent de l'organisation de divers concours : recrutement de nouvelles chanteuses, mannequins, et autres dans Tokyo. Mon frère ainé les aide en faisant le lien entre eux et les sociétés. Ma petite sœur met la main à la pâte de temps en temps, mais c'est plus par défaut en attendant d'avoir fini ses études. De mon côté, je m'occupe des candidats proprement dits, en faisant des sauts de puce entre les différents endroits, ce qui m'empêche pas de prendre d'autres clients de temps en temps. Si notre nom ne vous dit rien, c'est normal, mis à part ma mère, ne nous sommes pas vraiment connus. On évolue dans les "basses sphères" comme dit mon oncle. Mais c'est là que tout commence, en réalité, rajouterai ma tante. Enfin bref. Oh, et pour ce qui est de ma mère, elle utilise son nom de jeune fille. Histoire qu'on soit pas calomniés si jamais on veut tracer notre propre route dans ce monde si spécial qu'est celui de la mode --accusez d'être pistonné par notre génitrice, tout ça, vous voyez le tableau ?--, and blablablabla. Et aussi pour que les paparazzis nous collent pas au train. Ça marche nickel. Personne ne nous arrêterait dans la rue parce qu'ils nous auraient reconnus ou quoi que ce soit, sauf ceux avec qui on bosse, bien sûr. En somme, un peu comme tout le monde, non ?
Le jeune homme eut un petit sourire puis s'allongea carrément sur le divan. C'était intéressant, cette petite discussion, mais il commençait à s'ennuyer. Il regarda sa montre. Pouah, encore tout ça ?

Le psychiatre redressa une énième fois ses lunettes. Heh bien, en voilà un patient loquace. Ce n'était pas le cas de tous ceux qui venaient, loin de là. Combien de fois n'avait-il pas dû leur tirer les vers du nez ? Même si, en regardant bien, s'il avait beaucoup parlé, un point restait flou, et pas du tout abordé. Noyer le poisson, hein ? Technique connue, mais toujours aussi efficace. Sauf avec lui.
— Vous n'avez pas mentionné une seule fois votre père, commenta l'homme en feignant la nonchalance. Travaille-t-il lui aussi dans la mode ?
— Il était garde du corps.
— Était ?
Andrea se mit à rire.
— Ne faites pas comme si vous ne compreniez pas ce lapsus volontaire, je vous prie. Il est mort. Il y a quatre ans. D'une façon plutôt pathétique, qui plus est.
— Mes sincères condo...
— Oh, ne feignez pas d'être désolé, je sais que vous n'en avez strictement rien à faire.
Micro-pause.
— Ça tombe bien, parce que moi aussi. Et si nous parlions d'autre chose ? De vous, par exemple.
— Ce n'est pas moi le patient ici, Saito, répliqua l'homme, un peu sec.
— Ah, vous avez recommencé. Je vous avais dit de ne plus m'appeler comme ça pourtant, soupira le jeune homme avec une petite moue boudeuse.
Le psychiatre remonta ses lunettes d'un geste nerveux, il faudrait vraiment qu'il investisse dans une paire plus à sa taille. Il avait l'argent, pourtant. Juste pas le temps de se rendre jusqu'au cabinet. Et puis, il détestait son ophtalmologiste. En tout cas, il était sûr d'avoir presque le doigt sur quelque chose. Oh, oui. Il était proche, tout pro--Que diable faisait son patient sur ses genoux, exactement ?
— Saito. Que diable faites-vous sur mes genoux, exactement ?
Ou comme quoi, rien ne vaut la retranscription directe des pensées, parfois. C'était tout ce qu'il y avait de plus clair et concis. L'autre ne pouvait que répondre. Sauf qu'avant de le faire, ce dernier passa les bras autour de son cou et approcha son visage du sien.
— Mes fesses commençaient à se lasser sérieusement du sofa.
Il remua un peu.
— Vos genoux sont mieux.
Andrea pencha la tête sur le côté.
— Ou du moins, ils apportent un changement plus qu'agréable. La monotonie est un fléau, vous savez ? Elle vous bombarde d'ennui chaque heure du jour et de la nuit. Ahalala, oui, un vrai fléau.
Le roux pencha ensuite la tête dans l'autre sens, fronça les sourcils, semblant réfléchir. Puis, sans prévenir, il retira les lunettes du psychiatre et les tint entre ses doigts avant de les éloigner vivement.
— Quelle horreur.
Il tapota les cheveux de l'homme.
— Vous êtes bien mieux sans. Vous devriez sincèrement investir dans une paire de lentilles de contact, vous savez ? Comme ça, le visage dégagé, vous faites bien plus jeune.
Une autre pause. Feinte.
— Et bien plus mignon.
Il se tapa le torse avec un grand sourire.
— C'est mon métier, vous savez. Je sais de quoi je parle.
La veine qui palpitait sur le front de son vis à vis depuis quelque temps arriva alors à son rythme et à sa taille la plus élevée. Le psy hurla.
— HORS DE MES GENOUX. TOUT DE SUITE.
Le fautif fit la moue.
- Vous n'avez pas dit s'il vous plaît. Ni mon prénom.
— ANDREA !
Une respiration, puis une autre, une maigre tentative pour se calmer, et il reprit d'une voix un peu inégale :
— Descendez de là. Immédiatement.
— Vous voyez quand vous voulez, gloussa le roux avant de lui déposer un petit bisou sur le front. Votre récompense ♥

L'homme hurla de nouveau et Andrea détala. Il riait si fort qu'il manqua de se prendre les pieds dans le tapis. La secrétaire le vit ensuite traverser la salle d'attente à toute vitesse, avant de refermer la porte le menant à l'extérieur tout aussi vivement, sans omettre de lui faire un petit clin d'œil au passage. Une fois dehors, le rouquin s'adossa au mur et se mordit les joues. Il sortit son portable et commença à taper un SMS. Il allait falloir qu'il se trouve un autre Psy. Sa mère disait que ça faisait bien, de consulter régulièrement un psy. Il y avait juste un tout petit problème. Trois heures, c'était bien trop long. Soit, il allait devoir demander des séances plus courtes, soit se calmer un peu.
...
Naaan. Pas possible ♪

Moralité : un autre Psy. Des séances plus courtes. Et...Son portable sonna. Oh, bon, il verrait ça plus tard, conclut-il en voyant le message affiché. Là, son devoir l'appelait. La Mode n'attendait pas. Et puis, dans seulement quelques heures, il avait une petite patrouille de prévue. Le crime non plus, n'attendait pas.
— Le crime hein ? dit-il à voix haute, les yeux perdus dans le lointain.
Finalement, il gloussa, et décolla de son trottoir avant de prendre la direction du métro.

Une autre journée commençait.





Dernière édition par Andrea Saito le Lun 3 Oct - 17:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Andrea Saito » Let's Play ♪   Dim 2 Oct - 13:29

Bienvenuuuuuue oh petit Zeroes~♪♫
En fait au début j'aurai bien voulu faire "OMG UN ZEROES AVEC LAVI EN STYLISTE... OMGF JE T'AIME"...mais j'ai cru que ça ferai un peu peur 8D /PAN/

Ton personnage à l'air vraiment très drôle et très intéressant donc je valide immédiatement cette jolie fiche *_* (je compte bien demander un lien aussi 8D )

Amuse-toi bien surtout & si tu as une question n'hésite pas :D
On est souvent sur la CB /PAN/



YOU & I. BY JU-DE ♥️ || L'art du dandinage by NAOBABO ♥️w♥️
DINDES TEAM A LA CONQUÊTE DU MONDE ♥
A v a t a r ©️ l'orangequituetout Heart
ありがとう~

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MessageSujet: Re: Andrea Saito » Let's Play ♪   Dim 2 Oct - 13:52

Oh gosh, que je suis contente de cette validation. Merci, gente dame ♥
*fait un baise-main*

C'était le moment classieux. Ou pas. Et sinon, derrière l'écran, la joueuse glousse débilement, ravie, et remercie encore une fois.
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MessageSujet: Re: Andrea Saito » Let's Play ♪   Dim 2 Oct - 14:13

Omigosh, magnifique ♥

Petit passage pour dire que j'adorais ton perso ~ Et comment il a fait tourner en bourrique le psy xD
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MessageSujet: Re: Andrea Saito » Let's Play ♪   

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Andrea Saito » Let's Play ♪

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