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Le croque-mort débarque à Tokyo [100%]



 
LA V2 EST ENFIN LA..HIP HIP HIP HOURRA ♪(ノ´∀`*)ノ DE NOUVELLES SURPRISES VOUS ATTENDENT. ~

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 Le croque-mort débarque à Tokyo [100%]

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SAY MY NAME, SAY MY NAME:
Aloysius Attenborough
DARKER THAN BLACK.
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▌Petits Mensonges : 19
▌Music : Iron Maiden - Fear of the Dark
▌Quotes : Télephone : invention du diable qui supprime quelques uns des avantages à maintenir une personne désagréable à distance.



MessageSujet: Le croque-mort débarque à Tokyo [100%]   Dim 9 Oct - 23:49

Hold 'em Like They Do in Texas Plays...




The Hot Issue


F e a t : Aloysius Asterios Attenborough
NOM - Attenborough
PRÉNOM - Aloysius Asterios
ÂGE - Dossier médical égaré
DATE DE NAISSANCE - Probablement entre le 01/01 et le 31/12
PROFESSION - Croque-mort, thanatopracteur, dealeur.
QUARTIER DE RÉSIDENCE - Toshima
GROUPE - Yakuza

Let You Speechless





The Geek Inside

PSEUDO - Law
ÂGE - 18
COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ? - Satoru
DES SUGGESTIONS ? - Le codeur devrait soumettre son CV à la NASA.
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Could We Fix You If You Broke ?



The Very Bad Reputation


Lorsqu'on côtoie la mort autant que la vie, il y a de fortes chances d'être mentalement dérangé, vous le concevez. Mais, alors, qu'advient-il de l'homme qui vie plus avec un amas de chaire froide qu'avec des cœurs encore palpitant sous une peau chaude ? Voilà une question qui soulève bien des intrigues...Chez l'Undertaker, la réaction est assez simple : la mort est tout simplement devenue une banalité, faisait même plus que partie intégrante de son existence, puisque sans ses fameux cadavres, il ne peut plus vivre. Un curieux paradoxe qui n'aide en rien à rendre populaire le métier de croque-mort. De plus, aussi étrange soit-il, les gens n'apprécient guère qu'on leurs exige une blague en échange de la thanatopraxie. Et ils trouvent souvent un plaisir immodéré à saisir et tordre le coup de l'homme hilare.

Est-il fou à lier ? A vous seul d'en juger. Néanmoins, son art comme il aime appeler sa profession, apporte toutefois sont lot de repos et d'aide à la famille du défunt. Dans de nombreux pays, le fait de regarder le cadavre aide à faire son deuil et il va de soit qu'un corps en bonne état fera meilleure impression que s'il était en très mauvais état. Généralement, ça marche, cela va sans dire. Il arrive d'ailleurs que le croque-mort, en la présence d'un cadavres affreusement mutilé, trouve un défi à surmonter et ce peu importe l'avis des proches ou de la loi...A vrai dire, hormis une mort imminente, comme un révolver braqué sur sa tempe, rien n'effraie l'affreux fossoyeur. Et il n'hésite pas l'ombre d'une seconde à se montrer vulgaire, amusé, ou futile lors de l'embaumement ou au crématorium en compagnie d'individus en larmes. Il n'éprouve pas la moindre pitié pour ces gens.

L'Undertaker est une énigme sur jambes, si son existence même est sujet à moult questions, son comportement, ses choix et ses décisions semblent s'être mis d'accord pour que personne ne puisse les traduire en données utilisables. En fait, il semble se jouer des gens en passant constamment du coq à l'âne et en les déstabilisant, l'air moqueur. De fait, même si son amour, morbide, pour son travail peut s'expliquer par un intérêt vif pour la justice ou pour la science, sa seconde occupation, beaucoup moins légales mais à peu près autant apprécié par le peuple, ne s'explique pas. En effet, revendeur de drogue n'est pas, a priori, le métier dont l'on rêve quand on est jeune. C'est sûr qu'il s'agit alors de gros sous, et à ce sujet, les hommes perdent toute logique, mais ce n'est guère une explication concernant l'Undertaker. L’appât du gain n'est clairement pas la motivation principale du jeune croque-mort. En bref, l'homme est d'avantage constitué de questions que de réponses.


INDISCRÉTIONS



DIRTY LITTLE SECRET - Plus jeune, il souffrait de taphophobie, autrement dit, la peur d'être enterré vivant, depuis cela vas mieux. D'un autre côté, beaucoup de mystères planent autour de l’identité de cet homme qui semble avoir quitté son Angleterre natale, détruisant par la même occasion tout ce qui pourraient le relier à lui. Nous savons qu'il habite maintenant à Tokyo, mais c'est strictement tout ce que nous savons de lui, il semble qu'il emportera ses secrets jusque dans sa tombe...
SEXUAL ORIENTATION - Aucune, ou toutes. Qui sais?
PROJECT - S'amuser un maximum, même - et surtout - aux dépends de ceux qui l'entoure.
DREAM - A découvrir...
ALWAYS CLOSE - Une pelle, outils de croque-mort.
QUOTE - Mourir de rire, c'est se fendre la pipe, sans la casser.

BANG BANG: Beautiful & Dirty Rich


C'était un haut-de-forme. Un magnifique et élégant haut-de-forme. Du moins, il y a quelques siècles de là, à en juger par l'état avancé de décomposition et son aspect flétrit qui n'est pas sans rappeler celui de son ancien propriétaire, en son temps. Une époque indubitablement plus enrichissante, à couver les crânes d'une lignée royale prestigieuse; une vie à en faire pâlir de jalousie le borsalino de Vito Corléone. Jusqu'à l'année fatidique où il finit par finir misérablement parmi les détritus, après avoir siégé sur le crâne d'un célèbre roi, l'esprit contaminé par la peste psychique. Un soir, alors que le fossoyeur se promenait en dehors de la ville, après une énième opération , le croque-mort crut distinguer, avachis au milieu des poubelles contre le mur d'une cabane, un chat noir agonisant. Désireux de le traumatiser avant qu'il ne rende son dernier soupire, l'horrible personnage s'en était approché à pas de velours et s'était mis à gueuler à tue-tête. Constatant l'absence de réaction, déçut, ce dernier s'agenouilla aux côtés de la forme pour confirmer le décès. Qu'elle ne fut pas sa surprise en distinguant ce qui n'était rien de moins qu'un haut de forme. Amusé, mais vexé, il s'en saisit et le posa sur sa tête. Rentré dans ce qui lui servait d'appartement, il l'examina et fut une nouvelle fois surpris en constatant les broderies faites en fil d'or et les minuscules joyaux pourpres qui étaient intégrés au tissu noir. L'Undertaker avait ensuite procédé à des recherches minutieuses et découvrit l'existence extraordinairement malheureuse d'un symbole qui s'était perdu et effacé avec le temps.

Sous cette relique d'un temps passé et dépassé se cache bel et bien un homme. Oui, même sous ses longs cheveux, derrière cette frange qui cache les yeux et cette tresse qui pend avec ce qu'elle peu de fierté, nous trouverons un individu de sexe masculin. Ce qui pourrait troubler, en plus de cette coiffure particulière, c'est la couleur de cette dernière. Un gris cendré que nous retrouvons plutôt chez des vieillards ayant eu la chance de conserver leurs denses crinières. Sa tenue pourrait d'ailleurs confirmer cette hypothèse. Certes, il n'aide en rien à trancher avec ses vêtements peu commodes, mais en prenant la peine de discuter avec lui, il est aisé de se rendre compte qu'il n'est encore qu'un jeune homme. Qui a grandi trop vite ? En tout cas, le sourire béat qui affiche en toutes circonstances, associé à ce visage fin et jeune, est bien celui d'un homme encore vigoureux. Ce qui rend le visage de l'Undertaker amusant, en plus de son sourire permanent, c'est son petit nez, qu'on devine derrière sa frange. Deux orifices nasaux qui tendent à remonter en trompettes et qui, pour une raison inconnue, frétille très souvent. S'il a l'apparence d'une vieille sorcière, il ne faut pas juger un livre à sa couverture ! Ouvrez-le et vous tomberez sur un corps, sans être celui d'un athlète de haut niveau, bien entretenu et curieusement musclé. Est-ce le résultat des innombrables heures passées avec sa pelle à creuser les fosses, ou bien celui d'un entrainement dont il a le secret, nul ne saurait répondre.

Après son visage étrangement épanouit et ce qui lui faisait office de couvre-chef, ce que l'on remarque chez l'Undertaker, ce sont justement les loques qu'il porte sur le dos. Semblable à l'un de ces clochards que nous croisons sur son chemin, en évitant bien sûr soigneusement de le voir agoniser et de l'entendre gémir et imploré pitié. Est-ce la robe que portait un Nicolas Flamel en mal de pierre philosophale ? Non, rien de cela. Mais le jeune homme aime à y croire, alors pourquoi l'en empêcher. D'autant plus qu'elle se retrouve très pratique dans l'exercice de ses fonctions, grâce aux multiples poches qu'elle renferme et à la surface qu'elle couvre. Même s'il devait sans cesse remonter les manches qui, tombant par-dessus ses mains, l'empêchait d'effectuer des incisions précises.

Le dernier point qu'il faudrait aborder et non des moindres, porte sur ce qui lui servait de mains. Composées de pas moins de 27 os et couvertes d'une peau sélénite, elles se terminaient par des ongles vernis en noir, long de trois bons centimètres. Et, croyez-le ou pas, il en prenait bien soin ! Et, mesdemoiselles, parce que le Seigneur dans Son infinie bonté à penser à vous, Il m'offre le luxe de préciser que strictement tout est long chez lui. De ses ongles, jusqu'à sa détente, malheureusement...







Popped My Heart On My Bubble Dreams...



The Story Of Morning Glory




Comme cela arrivait trop souvent, ce fut une odeur putride qui le sortis du sommeil. Facilement qualifiable de coma, en tenant compte des circonstances. Son égo venait de prendre une nouvelle claque dans la gueule. Ou était-ce un coup de pied? Qu'importe. L'odeur était réellement épouvantable, et niveau ignominie, il en connait un rayon. Cet instant surclassait tous les autres en terme de parfum épouvantable. Pourtant, sa carrière en tant que croque-mort aurait du l'habituer à ce genre de choses. Un instant, il s'imagina être le personnage de Sunskid, Jean-Baptiste Grenouille. Il songea à ce qu'aurait été sa vie s'il avait été à sa place et rêva. Il rêva de Paris et de ses odeurs et pensa au calvaire qu'il aurait enduré face à la puanteur de l'époque. Il était intimement persuadé qu'à ce jour, les Tokyoïtes et les Parisiens empestaient de la même manière. Cette pensée, rajoutée aux effets des produits ingérés la veille, le fis vomir. Il ne sembla pas le remarquer et pensa plutôt au légendaire cimetière du Père Lachaise, où furent enterrés les plus grandes personnalités de l'époque, de Jim Morisson à Honoré de Balzac en passant par le fameux Dominique Strauss-Kahn, le premier président français qui légalisa le viol. Le visiter représente un véritable Eldorado pour lui et ses collègues, comme Las Vegas pour les joueurs.



Mais ce n'est pas le sujet, pas cette fois. Le contact chaud et humide de l'urine ramena la loque à la dure réalité. Il était appuyé contre un mur en béton, tagué et délabré. C'était peut-être le mur qui s'appuyait contre-lui. Peut-être les deux. Peut-être aussi que si l'un bougeait, l'autre s'écroulerait. Possible. Probable. Les souvenirs revenait en flash à l'esprit du fossoyeur. Synchronisé avec le réveil de ses douleurs, os brisés et ecchymoses à foison. Mais impossible de se rappeler de quelle manière il avait réussit à se retrouver ici et maintenant. Pour répondre à cette question, il devrait déjà savoir où et quand se trouvait-il, en fait. Et ce n'était pas gagné. Il souris à l'homme qui venait de soulager sa vessie près de lui et reçus un crachat en guise de réponse. Il était temps de bouger. C'était en quelque sorte le signal universel pour savoir qu'il lui fallait trouver un moyen de déplacer son corps d'un point x à un point y. Sourd à son poignet brisé, il se saisit d'un révolver aux dimensions démesurées et pressa la détente en visant l’impudent qui venait de l'offenser en éteignant sa cigarette sur son haut de forme qui, comme par miracle, trônait encore fièrement sur sa tête. Le minuscule missile se figea dans un mur en béton, parmi tant d'autres reliques de tueries. A priori, nul ne se souciera de cette balle, même si gît un corps au crâne explosé juste devant. Aspergé de liquide cérébrale, le croque-mort se dressa sur ses deux jambes -une chance qu'elles furent encore là - et, tout sourire, repris sa route vers une destination totalement inconnue. Le détonation typique d'un spécial 44. fit s'écarter les badauds qui préféraient se mêler de leurs histoires et surtout pas de celles d'un homme qui venait d'en abattre un autre de sang froid.

Cela faisait à peine un jour qu'il était arrivé sur le sol japonais. Ou peut-être deux, il ne saurait le dire. En tout cas, c'était la première fois que le croque-mort quittait son pays natal. Il n'aurait jamais imaginé qu'il troquerait sa vie luxueuse et opulente pour finir dans le caniveau d'une rue malfamée. Mais il avait connu des situations bien plus précaire et troublante que celle-là. Des souvenirs qu'il préfère occulter, tout simplement. Comme sa troublante rencontre avec une espèce extra-terrestre qui avait tenu à l'inspecter dans ses moindres recoins. Dans la rue, le jeune homme chercha à constater l'ampleur des préjudices physiques - les moraux étant absolument incalculable - en s'observant dans le reflet d'une vitre. C'était sans compter l'état de ses dernières. Celles qui n'étaient pas cassées étaient recouvertes d'une épaisse couche d'immondices en tout genre, une sorte d'historique du quartier. Sang, poudre, alcool, tabac, salive...un linéaire des plus stupéfiants. De son bras gauche, celui qui lui faisait le moins mal, il frotta le carreau du bar le plus proche. Après plusieurs minutes d'intenses efforts, il parvint à entamer la graisse qui s'était incrustée dans le verre. Tant d'efforts pour un tel résultat, il y avait de quoi être terriblement frustré. Ce qu'il y voyait, son corps, était un pénible rappel de son existence de débauche, pareil à la rue où il déambulait tel un cadavre en sursis.

Ses vêtements, des loques, semblaient tenir par la grâce du saint-esprit, ou bien grâce à un amalgame de sang coagulé et de poussières. Témoignage d'une nuit agitée, comme à son habitude. Déjà lorsqu'il vivait en Angleterre, l'Undertaker était réputé pour se mettre dans des positions inconfortables liée à son désirs maladif de s'amuser. Son visage quant à lui était creusé de profonds sillons, marques d'un nombre de nuits blanches trop important. Une habitue qui elle aussi remonte à longtemps. Trop longtemps. La chose tenta alors un sourire, exercice qu'il maitrisait à la perfection et constata avec effrois qu'il lui manquait une dent! Le jeune homme tomba à genoux et sentit de grosses larmes couler le long de ses joues avant de s'écraser au sol avec la précision d'un métronome. Fort heureusement, il parvint à se ressaisir et songea qu'il pourrait toujours la remplacer. Cette pensée illumina son visage et il repris sa route. L'Undertaker observa sa montre, celle-ci était bloquée sur deux heures treize. Cela avait-il un sens? La loque n'en avait pas la moindre idée. Peu importe. L'époque où il s'en soucié était révolue. Des relents de sa soirée lui revinrent comme un coup de poings et des crampes d'estomac le plièrent en deux. Il ignorait ce qu'il avait fait, mais une chose était sûre, plus jamais. Il vomis. Plus jamais, vraiment. Les rayons du soleil étaient faibles, l'astre se levait à peine, et pourtant il lui semblait avoir un marteau-piqueur dans la tête. Il sentait la rosée caresser son visage, c'était très agréable. Absolument impossible, bien sûr, mais la réalité n'avait que peu d'importance, seul le bonheur compte à ses yeux embués par diverses substances.

Malgré ce qu'on disait d'elle, l'horloge de Big Ben fonctionnait toujours avec la même précision caractéristique des anglais. La tour allimentait bien des rumeurs, comme celle qui affirme qu'un vieillard fou coiffé d'un haut-de-forme en charpie s'en occuperait tous les jours comme s'il s'agissait de son enfant. Ou se situe la réalité et la fabulation? La frontière est parfois bien mince. Comme celle qui sépare le génie de la folie. Dans tous les cas, Aloysius est du genre à vivre dans le no man's land, lieu sans loi où tout est permis mais, et surtout, où la mort rôde à l'affut du moindre faux pas, tandis que par votre insolente insouciance, vous la narguez! C'était le train de vie que menait alors le jeune Undertaker. Proche d'elle par sa profession, il avait tout le loisir pour faire des pieds de nez à la terrible Faucheuse. A maintes reprises, par des méthodes plus inventives à chaque fois, elle avait tenté de lui soustraire son âme de damné. Mais à quoi bon s'en prendre à quelque chose qui n'existe pas? Pouvez-vous voler l'écran LCD d'un SDF? Aloysius marche en équilibre sur une corde suspendue au dessus d'un gouffre dont le fond serait tapissé de mousse. A cette époque, la seule chose qui pouvait le faire vibrer, c'était de jouer non plus avec sa vie, mais avec celle des autres.

C'est ainsi que l'unique survivant d'une lignée d'aristocrate tâcha définitivement le nom de son illustre famille. Avec du sang. Et quand son argent ne suffit plus à faire fermer les yeux des autorités, alors le chasseur devint la proie, et une toute nouvelle expérience devait commencer. Après un énième massacre, qui n'amusait alors plus le jeune homme, un policier du nom d'Hartigan se jura de lui faire la peau. Avait-il perdu un proche lors d'une des parties de chasses d'Aloysius? Peut-être était-il seulement animé d'un sentiment de justice plus fort que tout. Qu'importe. Ce qui devait être un jeu pour Aloysius se transforma bien vite en véritable cauchemar. Un nouveau cycle commença. Après avoir connu l'insouciance, il perdit tout. Son nom, son honneur, son goût du risque et même son humour. C'était alors un être terne, gris et sans saveur qui survivait plus qu'il ne vivait et qui, tel un fantôme incapable de se résigner, rôdait dans les méandres de la capitale anglaise. Si la police n'avait pas réussit à l'enfermer et à le condamner pour ses actes, elle avait fait bien pire en privant Aloysius de la flamme qui le maintenait en vie. Une coquille vide, voilà ce qu'il était devenu. Il avait tout perdu, jusqu'à son identité.

S'il se réveillé, c'était irradié par la douleur, ou tiraillé par l'envie d e s'injecter une nouvelle dose de poison dans le sang. Quand il ouvrait les yeux, c'était au prix d'efforts considérables qui étaient récompensées par la découverte d'un nouveau coin de trottoir sur lequel il n'avait pas encore agonisé. Il était devenu l'un de ses minables qu'il s'amusait à torturer il n'y a pas si longtemps. Pourquoi se trouvait-il ici? Comment en était-ce arrivé à là? Des questions qui, les premières semaines, le maintinrent éveillé sur le bitume d'un pont anonyme. Très vite, cela perdit toute son importance. Aussi lentement que sûrement, son esprit se décomposa, s'écrasa sur lui-même. Un trou noir qui absorbe mais ne rends rien. Désolation. Un désert aride qui n'offre pas la moindre chance à la vie. Des limbes éternelles soutenues par la drogue. Pourtant, pas une seule fois il n'eut peur de mourir. Traité comme une ce qu'il était, une ordure méritant tout juste d'être considérée comme telle, il accepta son sort. Une rédemption par le feu? Au goût des familles des victimes, cela ne suffiraient pas, même sur un millier d'années. Aloysius s'était simplement résigné à sa condition. Et il sonda et tritura la bassesse de l'âme humaine. Inconsciemment. Ou peut qu'au fond de lui, il le travaillait. Son don pour voir la corde sensible qu'il lui suffisait de gratter pour étendre son emprise sur l'être humain.

Un jour, menotté au châssis d'une voiture, il traversa le quartier d'Hells Kitchen, sous le regard amusé de certains agents de police et avec la bénédiction de l'inspecteur Hartigan. Agonisant dans une marre de sang, l a douleur surpassa le reste. Son cerveau était comme monopolisait par cette sensation. C'était extraordinaire, d'être aussi lucide. Était-ce une NDE, une expérience de mort imminente comme se plaisent à faire les princes et les bourges en mal de sensation fortes? Avait-il atteins un nouveau stade de folie? Qu'importe. La chose sans nom, sans forme, sans vie, repris ce qui était à lui. Et il souris à la foule qui ne le voyait pas. Il souris à ses flics qui voyaient en lui un animal. Il souris au monde qui ignorait son existence. Et avant tout, il souris pour lui. Au croque-mort, au tueur, à l'homme, à la femme, au monstre, au riche, au pauvre, au comique, au philanthrope et à tout ce qu'il fut, est et sera.

La suite se passa très vite, comme dans un rêve. Bordé de nuage, plongé dans un épais brouillard. Comme dans un cauchemar. Tombant dans des précipices sans fond et parcourus de sueurs froides. Dans ce qu'il vis, dans les souvenirs qu'il garde de cette expérience, il ne saurait trancher le vrai du faux. Et il s'en moque complètement. Car celui qu'il est, c'est celui qu'il veux être et qu'il s'est construit de ses propres mains. Il pouvait tuer des millions de gens, c'était avec sa mort qu'il avait trouvé sa voie. En se mutilant et en torturant qu'il compris où était sa place. Même s'il ignorait pourquoi. Tant qu'il ignorait qu'il l'ignorait, tout irait pour le mieux dans le meilleur des monde, dans le monde qu'Aloysius Attenborough s'était construit. Tandis que dans le monde réel, Aloysius Attenborough n'existait plus, que toutes traces de son passage avait été minutieusement effacés, dans SON monde, il était lui, tout simplement. Des cendres d'un homme, non, d'une chose, avait surgis un être qui, parce qu'il y croyait dur comme fer, était capable de tout.

Son arrivée au Japon révèle du pur hasard. Ou peut-être que non. Il avais pris un avion au hasard, s'était glissé dans la soute à bagage et s'était conduis comme tel sur tout le trajet. Arrivé à destination, il pourra reprendre depuis le début. Analyse, destruction, construction. Comme les trois phases de l'alchimie. Dans la rue, personne ne le vois maintenant. Les passants préfèrent occulter cette vision. Quant à ceux qui le voient malgré tout, ils seraient bien embêtes. Aloysius n'existe que dans votre imagination, c'est un vilain croque-mitaine, c'est le mystérieux marchand de sable et c'est le terrifiant Freddy Krueger. Ici bas, parmi des millions de cœurs palpitants, subsiste un être qui vie par-delà les contes de fées. Un drôle de type qui à l'air de s'amuser follement. Un malade qui vous parlera de ses cadavres comme des compagnons de route. Un débile au visage niais, tout juste bon à creuser des trous dans un cimetière. Un dealeur qui, sans que vous ne le compreniez, vous rendra heureux. Il est ce que vous voulez, il est ce qu'il veux.


[Désolé pour les fautes, Bonpatron lag encore plus que mon cerveau et vu l'heure, c'est assez stupéfiant que je tienne encore debout.]






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Hisaé Takayama
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MessageSujet: Re: Le croque-mort débarque à Tokyo [100%]   Mar 11 Oct - 10:14

Malgré quelques fautes (;)), c'est plutôt pas mal du tout owo J'ai un peu perdu le fil à certains moments de l'histoire, mais ton style est très agréable o/ Je suis contente d'avoir participé à ça (A)

Je te prévalide donc ;)

Tu peux d'ors et déjà recenser ton avatar, créer ta fiche de liens, et tout le reste, un Admin passera te mettre ta couleur le plus vite possible.

Bon RP 8D



RP' EN COURS.
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Le croque-mort débarque à Tokyo [100%]

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