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FIRST EVENT ♛ BLACKOUT



 
LA V2 EST ENFIN LA..HIP HIP HIP HOURRA ♪(ノ´∀`*)ノ DE NOUVELLES SURPRISES VOUS ATTENDENT. ~

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 FIRST EVENT ♛ BLACKOUT

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東京ーTokyo

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MessageSujet: FIRST EVENT ♛ BLACKOUT   Dim 6 Nov - 18:42



Rolling in the deep
«YOU CAN'T FIGHT DARKNESS.»





C'
est toujours la même rengaine. Vous vous laissez bercer par le doux ronronnement du métro tandis que par la fenêtre vous regardez défiler les kilomètres de tunnels sombres et exigus. Les portes électriques s’ouvrent puis se referment. Vous observez les montées et les descentes sans rien dire, sans même rien penser. C’est la vie, les gens vous indiffèrent et c’est réciproque.

Il y en a du monde pourtant. Prenez par exemple, je suis sûre que depuis quelques stations déjà, vous ne faites plus attention à cette jeune fille trop maquillée qui parle fort au téléphone à côté d’un salaryman somnolent, ou à cette vielle dame debout avec sa canne qui regarde d’un œil mauvais le petit collégien qui ne lui a pas proposé sa place. Ou peut-être n’avez-vous pas vu cet adolescent qui écoute trop fort sa musique et qui agace son voisin, un homme d’un certain âge qui regarde de manière un peu trop appuyée deux lycéennes en uniforme. Non ? Pourtant ils sont là. Comme vous.

Vous qui vous rendez dans un endroit dont vous seul avez le secret. Peut-être chez vous, peut-être à votre travail, chez un ami, une maitresse, un amant, à un rendez-vous important…ou encore nul part. Qui sait ? Personne, sauf vous.

Le train vient de quitter Shibuya et son affluence : prochain arrêt Ebisu. Alors que le métro s’engouffre rapidement dans un nouveau tunnel, l’engin se stop brutalement, faisant basculer de manière inattendue quelques voyageurs debout. Les lumières s’éteignent soudainement et tout le wagon se retrouve plongé dans l’obscurité. On prend son mal en patience espérant que ça reparte vite mais rien de vient et déjà on entend quelques clameurs de mécontentement dans le noir.

Alors que tout semble calme, une voix suraiguë transperce les tympans des voyageurs :

« HYAAA ! On vient de me tripoter ! »

Un timbre féminin plus mature s’élève à son tour :

« C’est honteux de profiter d’un panne de courant comme ça ! Espèce de lâche ! »

Chacun va de son commentaire personnel sur la situation et très vite le brouhaha s’installe dans le petit espace réduit du transport en commun. Mais à y regarder de plus près cet affrontement semble bien inutile car ce soir, tout le monde est dans le même bateau…ou devrais-je dire dans le même métro.

Spoiler:
 
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Fubuki Toriiwa
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▌Music : La Chanson du Dimanche ^^



MessageSujet: Re: FIRST EVENT ♛ BLACKOUT   Ven 11 Nov - 18:32



    « Foule - Elle est faite de tout le monde,
    mais tout le monde a horreur de la foule. »

    Parfois, on est rongé par ce sentiment: la mélancolie. Il nous force à ressasser des expériences, des souvenirs... Et à faire naître en nous un certains mal-être car l'on sent qu'il nous manque quelque chose... Ce sentiment, peut nous amener à pleurer... A sombrer dans le désespoir, ou à nous faire sourire et rêver de notre futur. Le héros de notre roman n'avait aucune envie de sombrer dans ces impressions et sentiments sombres. Que faire lorsque nos sentiments se percutent ? La première idée est de sortir, de fuir... Rêver de fuir... Un rêve que l'on fait souvent lorsque les efforts sont voués à l'échec. Si vous prenez la fuite, pour une raison ou pour une autre : les changements seront négatifs dans le domaine sentimental. Super positif encore... Fuir, se sauver, s'enfuir...prendre la course et aller loin parfois à cause d'un danger ou simplement une peur réelle ou juste imaginée. Il y a des personnes qui fuient les espaces clos, l'obscurité, les hauteurs... au point de devenir une phobie maladive qui peut parfois être traitée et que les psychologues cherchent les origines au fond fond de l'inconscient ou dans des souvenirs d'enfances. Mais, peut on fuir notre réalité? Une réalité qui nous étouffe,une réalité qui nous mène, nous emmène et nous malmène. Cette réalité qui nous conduit, nous accompagne et nous commande. Cette réalité qui nous berce et qui nous maltraite, qui nous fait parfois rire et surtout pleurer. Cette réalité qu'on vois obscure, étouffante, emmerdante... Et on cherche la fuite. Le rêve est une fuite, un échappatoire.

    Cet échappatoire ? C'est le métro, le train, le bus, l'avion, le bateau... tous ces moyens de transports qui vous permettent de partir où vous voulez et quand vous le souhaitez. Le tout premier moyen de transport de l'homme est la marche. Mais, devant la nécessité de se transporter plus vite et plus loin, il a inventé sur terre, sur l'eau et dans les airs des moyens de transport qui continuent de se perfectionner. N'est ce pas incroyable de partir le monde est seulement quelques heures ? Nous sommes d'accord là dessus. Malheureusement, notre jeune héritier ne pouvait fuir où il le voulait et surtout très loin. Que voulez vous, les parents restent près de vous même lorsque vous parvenez à quitter le cocon familial. Mais Fubuki voulait sortir, il n'en pouvait de cette monotonicité dans sa vie. Une vie d'habitudes. Bien décidé, il avait passé la porte du train. Pour quelle direction ? Regardez donc sur le panneau, il ne le sait pas vraiment. Tout ce qu'il souhaite, c'est quelque chose qui bouleverse un peu ses journées ennuyantes. Sans lire dans l'avenir, il était tombé en plein dans la gueule du loup...

    Le temps de préparation avait été assez long ce matin-là. Un petit déjeuner pris en trombe, quelques caprices qui sont toujours ou presque accordés, et les scènes de mécontentement qui ne cessaient de prouver à quel point l'humain était si exigeant et à la fois pathétique. Pourtant cela avait été le début d'une belle journée, qui allait être plus reposante que toutes les autres puisque presque vide ! Aucun rendez-vous aujourd'hui mais une balade dans les rues... le jeune homme se devait de faire des achats pour embellir ses meubles et sa mode vestimentaire pour plaire aux PDGs ou alors historiens avident de la Renaissance anglaise. Mais l'envie lui manquait affreusement. Il ne ressentait pas le besoin de rentrer chez lui pour retrouver une antre vide et froide, dans lequel il était seul à vivre (impression donnée seulement) depuis qu'il avait déménagé. Ses doigts s'enchevêtrèrent dans sa crinière, perplexe... Il se décida enfin à lever le camp de son petit manoir. Il prit son porte clef entre ses dents et se dirigea vers la porte. L'ancien dramaturge jeta un dernier coup d’œil dans son lieu de vie et ferma la porte à clef.

    Il descendit dans une ruelle à l'abri des regards et avança dans la rue, attirant l'attention surement à cause de ses habits. De la peur, de la colère, de l'incompréhension, de la violence, c'était les sentiments qu'il ressentait en se baladant dans les rues sinistres. Un danger rôde et tous les signes montraient l'inquiétude du peuple. Même le temps avait l'air morose et triste... Il faisait gris, tellement gris, qu'on voyait presque en noir et blanc. Une épaisse brume avait pris sa place dans les rues sinueuses et se diriger, devenait vraiment difficile, surtout pour notre héros croquant, ne connaissant pas vraiment les rues, il semblait peiner pour trouver sa destination. Les gens passant à cet endroit étaient habituellement des personnes aux moyens très restreints et aux habits mal entretenus, souvent rapiécés avec des couleurs différentes. C'était souvent des individus pauvres, des clandestins, des esclaves. Ces derniers, lorsque l'on posait les yeux sur eux, nous donne pitié de leur frêles corps recourbés, attaché au poignet et parfois au cou par de lourdes chaines. Un fouet peut être souvent entendu du côté du port et un cri s'ensuivre mais cela est plutôt le quotidien de cet endroit.

    Quand il n'y a personne sur le vieux port et sans aucun navire a déchargé, il est agréable pourtant d'écouter le son de la mer qui faisait bien contraste avec le lieu. Le bruit strident et agaçant des jacassements des mouettes se mariaient pourtant avec ravissement avec la douceur des vagues se terminant contre le rivage et les nombreux ponts de déchargement. Pourtant malgré l'aspect sale des rues et la beauté de la mer pendant les temps retirés du bruit des humains, on pouvait être mal à l'aise en entrant dans cet endroit à cause de son atmosphère mystérieux et inquiétant. Chaque rue était souvent mal éclairée et la lumière du jour n'illuminait qu'à moitié le lieu. On ne pouvait jamais savoir si un groupe d'individus allait surgir d'une intersection pour vous agresser ou vous demander violemment de l'argent. Pour ceux qui croyaient aux êtres fantastiques, on pouvait facilement imaginer se retrouver en face de ses êtres.

    Avant d'arriver à sa destination, il se devait de passer dans les rues plus classe que lui pour enfin pouvoir y frapper. Fubuki regarda la foule de personnes autour de lui et s'aperçut que tous était collés aux vitrines de ce qui les intéressait -ou non d'ailleurs- comme des mouches sont collées a du beurre ou n'importe quoi d'autre de sucré en général, a des vitrines de magasin. Vitrines aux couleurs différentes, comme l'arc-en-ciel qui avait briller quelques minutes après les retrouvailles des cousines, et très nombreuses. Des dégradés de bleu, de vert de rouges... Tiens, un peu de noir la-bas aussi, tous sont occupés par des clients, gens normaux et souvent riches, pas comme lui d'ailleurs, et a l'intérieur par les vendeurs, dont le seul but est de vendre, enfin plutôt d'arnaquer dans ce cas, beaucoup de gens. Tout ceux qui passent dans le magasin surement. Et dans ces magasins, on peu aussi trouver des gens qui regardent autour d'eux, clients ou vendeurs, et qui peuvent dire des choses sur les gens qu'ils voit. Comme par exemple dire ou non si une personne qu'on cherche est passée ou non près d'eux, si oui ou non ils l'ont aperçu.

    La semelle des chaussures frappait les pavés des rues de Tokyo, d’un air déterminé et décidé à la vue de la gare de Shibuya. Gare en vue, capitaine ! Devant la foule présente, il fronça des sourcils. Arrivera t-il à survivre et trouver quelconque intérêt à cette journée semblant perdue d'avance ? Après tout, peut être qu'il arrivera à quelque chose d'intéressant quoi qu'il en doutait. Quelque chose d'autre que l'ennui et ce décor étrange... Ni sordide ni merveilleux, ce décor ressemblait simplement à n'importe quel décor de ville. Des murs de pierres trouées, de sombres et étroites allées , des gouttières percées, des robinets mal fermés, des maisons délabrées et des gens mal famés... Il monta enfin dans le train en laissant la porte se refermer sur une groupe d'étudiantes. D'ailleurs ces dernières semblaient attirer l'attention d'un vieux petit pervers. Ce numéro fit sourire notre jeune homme, un peu vicieux lui aussi...il faut bien l'avouer...

    L'homme neige ne se sentait pas très bien dans les endroits où il y avait beaucoup de monde mais, à la fois, il trouvait cela passionnant d’observer autant de monde. Chaque personne sur terre était différente cependant on distinguait plusieurs groupes d’individus. D’abord on pouvait les différencier par leur classe sociale, chose que notre héros savait y faire attention. Ensuite on pouvait les différencier par leur style d’habillement. Les personnes pouvaient être classe, décontracté, sportif, gothique… Et le plus intéressant d’après le noble c’est : les différents caractères. Fubuki avait déjà essayé de les classer en plusieurs catégorie différente. D’abord il y avait les personnes expressives ; du fasciné qui s’arrêtera pour admirer un papillon au mélodramatique qui exagère tout, ces personnages sont souvent très marrant à observer et apporte de la vie au sein d’un groupe. Ensuite les personnages à la personnalité forte, ceux qui préfèrent vous crier dessus plutôt que de demander de l’aide ou celui qui ne manque jamais d’énergie et ressemble à une pile électrique ou bien encore les intelligents un personnage qui aime dire en se basant sur la science. Au contraire de cela il y a les personnes aux personnalités très discrètes, il peut y avoir la personne entourée de mystère, le timide toujours caché dans l’ombre des autres, le maladroit qui arrive toujours à faire tomber des choses où à se faire tomber ou alors le simplet qui ne sait pas faire plus d’une chose à la fois ! Il existait encore nombre de catégories ! Il trouvait les humains extrêmement passionnants tout en étant d'un ennui gigantesque !

    Quand soudain... ! Et oui, un petit moment de stress comme dans les films, ça fait cool non ? Mais revenons à l’événement déclencheur du reste du roman. Le train s'était arrêté, l'obscurité était maitre de l'espace... quel petit malin pouvait jouer avec le cœur des pauvres hommes et femmes qui se mettaient maintenant à paniquer dans le train. Accroché à une barre de fer du train, il soupira face à l'affolement des habitants. Évidement certaines personnes profitaient de l'instant pour tripoter, pousser... peut être assassiner ? Oh oui, un meurtre allait il avoir lieu ? Gourmand de mystère, notre jeune homme observait comme un simple spectateur au cinéma. Il souriait d'avance à la suite des évènements...
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Moë Houdachn
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MessageSujet: Re: FIRST EVENT ♛ BLACKOUT   Sam 12 Nov - 17:26

Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne...

Parfois, le bonheur tient à peu de choses. Quelques détails sans grandes importances qui vous font oublier votre misérable journée, toute grise et toute morose. Un chocolat chaud et un bâton de cannelle, un bon livre devant un feu de cheminée ou encore l'odeur de l'être aimé accompagnée d'une paire de menotte.
Un petit quelque chose, un rien finalement, qui pourtant transcende votre existence et vous donne soudainement l'impression d'être enfin à votre place. D'être heureux tout simplement. Et en ce bas monde, ce sentiment n'avait pas à être sous-estimé. Pas vrai?

Pour Moë, ce moment où elle était si proche du Divin, elle le ressentie en jetant son café Starbucks brulant sur la pauvre lycéenne qui venait de la bousculer sans même un regard d'excuse. Pauvre demoiselle aux allures de super modèle. Elle allait payer, pour l'ensemble de sa pitoyable journée qui lui collait à la peau, rendant l'handicapée poisseuse de haine, chacun de ses pores hurlant vengeance, cette demoiselle allait souffrir.

La première goutte de cafè sur le dos de la chemise d'une blancheur virginale lui avait fait oublier les crétins congénitaux qu'elle avait eu en cours, incapable de travailler le moindre exercices, préférant passer leur soirée à vivre dans un monde virtuelle, dans un petit nuage loin du chaos morose de la vie réelle. Les suivantes et jusqu'au dépôt de sucre roux, c'était pour exorciser toute la colère qu'elle avait ressentie durant sa journée. Chaque mini frustrations qui, accumulées, formait un tsunami de rancœur. Le dernier sandwich poulet crudités qu'elle avait raté de peu, la coupure à son petit doigt provoqué par une fourbe feuille volante, l'absence du plombier pour réparer l’évier de sa cuisine ainsi que le retard dans ses livraisons de Beretta.
On ne pouvait plus faire confiance à personne, pas même aux trafiquants ou aux distributeurs de nourriture.
Monde de merde comme disait l'autre.

La russe, naturellement perfectionniste, prie grand soin de lancer le gobelet sur la tête de sa victime dans un bruit mat, avant de s'engouffrer dans le wagon, sous le regard scandalisés des passants et larmoyant de la jeune fille. Mais ce qu'ils pouvaient penser ne pouvait faire disparaitre le sourire triomphant de la demoiselle qui, empoignant son sac de cours, sortie un livre de poche et une petite bouteille d'eau.

Mais confortablement installée dans sa chaise roulante et dans sa bulle de silence, même la lecture du livre et la présence réconfortante de ses deux molosses de compagnie n'arrivait cependant pas à lui faire passer le temps plus vite. Une douleur lancinante commençait à marteler sa pauvre tête, épuisée de tant d’effort surhumain pour supporter le commun de mortel. Était ce si dur d'avoir de bonnes manières? Ses mains fines et fragiles farfouillèrent quelque seconde au fond du sac passant en revue son contenu... taser, nop! Carte d’identité, nop! Briquet, non plus. Aspirine... oui!
Toujours sortir couvert. C'était son credo.

Ouvrant le tube d'un geste expert qui en disait long sur la quasi dépendance de la yakuza à l'aspirine, elle avala le caché et, se massant les tempes, essaya de se changer les idées au milieu de la foule immobile du wagon qui lui donnait quelques frissons d'agoraphobie. Essayez de vous retrouver au niveau des fesses des gens ,et vous comprendrez la souffrance de prendre le métro en étant Moë.
Elle voulait rentrer chez elle, retrouver le confort de son appartement, prendre une douche multi jet brulante, manger un repas du traiteur en regardant la pluie tomber sur ses double vitrages teintées. Le tout dans son petit peignoir de soie. La blonde ne demandait pas grand-chose! C'était si facile d'avoir des goûts simples.

Dans une petite heure... tout irait mieux, elle pourrait jouir de son petit confort de femme riche et aigrie, se complaire dans sa vilénie en riant démoniaquement au milieu de la foudre et de l'orage, ou se gaver de cookies en jouant avec ses chiens. La russe hésitait encore.

En attendant, c'est d'une main aimante qu'elle caressa les deux têtes de ses deux Tosa-Inu, soufflant sur une mèche blonde platine qui venait lui cacher la vue de la révélation de fin de chapitre 12.

Brenda allait elle choisir entre Steven le demi Kraken ou Jim le démon?

Sa simple queue de cheval haute qui retenait sa chevelure quasiment argentée, son épais pull de laine angora blanc et la couverture à carreaux bleue et blanche reposant sur ses jambes, lui donnait, dans la lumière grise et artificielle, une aura lumineuse au milieu des ternes attachés caisses des employés japonais. Japonais qui sur cette ligne, se multipliaient plus rapidement que des grimlins dans une piscine chauffante.

Premier arrêt... le wagon se remplie un peu tandis qu'un étrange hurluberlu aux cheveux blanc rentre tranquillement. Quelques secondes d'immobilisme, et le train repart. Pendant ce temps, Brenda découvre que Jim est son demi frère et qu'elle est aussi un démon et pas une simple présentatrice de météo.

Deuxième arrêt et la jeune femme doit faire face à trois attaques de sac à main tenue maladroitement par quelques poupées aux joues roses qui dévore l’hurluberlu du regard, tout en gloussant des pintades. Juste un petit pardon se dessine sur leur lèvres soigneusement maquillées. Ronchonnant silencieusement et se retenant de lancer ses deux chiens sur les demoiselles, Moe reprend sa lecture, haussant les sourcils tout en avançant dans l'histoire.

Steven refuse de se marier avec Brenda!

Un soupire franchit ses lèvres fines et blanches, tandis qu'une révélation de taille s'impose dans son esprit: ce livre est une montagne d’inepties profondes, elle aurait dû renvoyer de son cours la jeune fille qu'elle avait surpris en train de lire cette bouse littéraire sans nom.

...

Mais tout de même, en proie à une curiosité ou un masochisme malsain, la sourde, n'ayant pas d'autre distraction, continue sa folle lecture tout en se demandant combien de synapses elle est en train de perdre devant tant de niaiserie.

Trois arrêts, plutôt court il lui semble. La foule se disperse un peu, quelques places assises se libèrent.

Soudain, c'est le drame. Tatataaaam

Cette fois, tandis qu'elle s’apprête à découvrir que la famille de Steven le manipule, la lumière au-dessus d'elle tremble avant de s’éteindre.. et la jeune femme comprend que quelque chose cloche au moment où un violent coup de frein la fait quasiment dégringoler de son fauteuil.

Le noir s'installe, lui faisant perdre ses repères.

La bulle de silence si confortable devient alors une prison où l’incompréhension règne et où son équilibre est en jeu. Les millisecondes défilent lentement, elle sent les roues quitter le sol tandis qu'un individu de sexe inconnu la bouscule dans son dos.

Écrasés l'un contre l'autre
Nous ne formons qu'un seul corps

D'un geste rapide, elle essaye de se raccrocher à ce qui passe. Sa main droite attrapant une poignée, ou elle ne sait quoi, mais qui a le mérite de lui sauver la vie. Sa main gauche, elle, moins chanceuse, attrapant, à en juger par la texture rebondie, les fesses d'une des demoiselles qui se met à hurler au viol. Détail que la sourde ne peut savoir et qui est en train de dégénérer à un débat de premier ordre tout autour d'elle.

Écrasant quelques pieds tandis que la jeune femme rétablie son trône de fer , sa voix ferme se met soudainement à retentir, le wagon se calmant devant tant de sécheresse et d’autorité.

"Adebisi! Beecher! Au pied!"

C'est avec un certain réconfort que Moë sent soudainement les deux chiens d'attaques revenir autour d'elle, déposant leur lourde têtes sur ses genoux. L'un des deux, tenant dans sa bouche son sac.

Hannn, ça c'était des bons toutou à sa maman.








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MessageSujet: Re: FIRST EVENT ♛ BLACKOUT   Lun 21 Nov - 4:16




« I can change my life. »


Le médiator en plastique commença à gratter les fines cordes, et tout de suite les notes de guitare s’échappèrent dans l’immensité de la salle de concert, un djembé enchaîna, et la batterie poursuivit la mélodie. Les trois instruments s’accordaient parfaitement et un flot de sons se dirigea vers les sièges, remontèrent au plafond, comme une vague de musique qui prenait vie. La guitare électrique rejoignit le groupe et la musique eut tout de suite plus d’entrain. Alors, doucement, elle approcha ses lèvres du micro et commença à chanter. Sa voix était juvénile, mélodieuse, toute en finesse, elle prononça les paroles, qu’elle connaissait bien sûr par cœur, mais tout cela n’était qu’une facette, car derrière il y avait plusieurs heures d’entraînement pour arriver à la note parfaite, la même note qui donnait son charme à la musique, et les mots qu’elle avait elle-même gratté sur une feuille de papier après plusieurs jours de réflexion, elle qui tenait à écrire ses propres musiques, de peur que ça ne lui corresponde pas.

Tant de travail pour quelques minutes de reconnaissance réelle, et la mélodie semblant tout de suite plus appropriée à la jeune femme, comme faite pour elle. Ses lèvres se mouvaient comme si elles étaient programmées pour ça, et les spots de lumière éclairaient la scène. Les enceintes, sur les côtés, vibraient doucement. La mélodie n’était pas vraiment puissante, juste énergique. Et les sourires fusaient, l’un à l’autre, les musiciens se comprenaient, connaissaient leur mission temporaire, et s’y donnaient à cœur joie. La meneuse de ce petit groupe, c’était elle, devant son micro, visiblement la plus rayonnante et la plus importante, malgré son mètre soixante, peut-être à cause des spots qui étaient rivés sur elle, et qui manquaient de la rendre aveugle à chaque balayage, mais qui lui donnaient une certaine prestance. Donc la jeune femme restait ainsi, la guitare acoustique sous les mains, chantant et s’adonnant à son métier qu’elle exerçait depuis déjà trois ans.

Elle se souvenait encore de ses débuts, quand son père, n’ayant pas le temps de s’occuper d’elle le mercredi après-midi, l’avait inscrite aux cours de chant. Dès le départ, elle s’avérait être une très bonne dans cette discipline. Alors, elle fit plus d’heures, s’entraîna plus et encore, participa à des auditions, des spectacles, et tout autre genre de choses en rapport avec la musique. Cet art si aléatoire, peut-on le qualifier de don ? Sûrement. Car on naît avec une voix d’ange ou de casserole, au choix, mais on ne peut pas la changer du tout au tout. Après quelques minutes de musique, elle s’arrêta net, et quelques secondes de silence s’en suivirent, après quoi on entendit seulement quelques applaudissements au-devant de la salle. Non pas qu’elle avait peu de fans, ce n’était en fait qu’une répétition. Spectaculaire, pour une simple répétition, mais son manager semblait fier. A côté de lui, le directeur du Shibuya Ax, la salle de concert dans laquelle ils se trouvaient.

Cette grande salle du quartier de Shibuya, comme son nom l’indique, qui peut accueillir jusqu’à mille cinq cent personnes, un bel endroit, bien placé. Revenons-en à nos deux larrons qui applaudissaient Mai, car tel était son nom, Mai Kagami, jeune chanteuse de seulement dix-neuf ans.

    « C’était super Mai, les autres, félicitations à tous ! La répétition est terminée pour aujourd’hui ! Si vous continuez ainsi, ça sera un super concert ! Merci à tous et à samedi ! »


La jeune femme posa sa guitare sur le chevalet et gratifia les musiciens de son éternel sourire, tandis qu’ils s’éclipsaient dans les coulisses. Puis, prenant sa bouteille d’eau d’une main et, en buvant de presque la moitié, elle alla s’asseoir au bord de la scène pour discuter avec son manager des quelques détails à arranger. Même si cette performance fut impressionnante, il y avait encore des choses à régler. Donc, pendant que le directeur se retirait afin de laisser les professionnels s’entretenir, tout était silence dans la salle. Seules les paroles des deux personnes faisaient écho dans l’immensité du vide présent. On pouvait difficilement s’imaginer que plus de mille personnes seraient présentes le jour J. D’ailleurs, elle le redoutait, ce fameux jour J. Cette heure H. Ce moment ou, dans les coulisses, on pouvait entendre les fans réclamer la star. Ça pouvait être excitant pour certains, mais pour Mai, c’était vraiment stressant.

La conversation avec le manager se termina bien vite, tout comme la répétition d’ailleurs. Elle avait « seulement » duré deux heures, et il était temps pour la chanteuse de rentrer chez elle, à Sendagaya. Ils sortirent, elle, la guitare sur le dos, lui, de la paperasse sous le bras. L’appartement de la chanteuse n’était pas très loin, à maximum un quart d’heure voire une demi-heure de voiture, quand il y avait du monde. D’ailleurs, la voiture se fit longue à attendre. Le manager était déjà parti, de son côté, mais Bob, le garde du corps, et le chauffeur, s’avéraient être absents. Mai soupira, elle regarda l’écran de son portable. Pas de messages, pas d’appels manqués. « Pas d’amis », pensa-t-elle. C’est vrai que la demoiselle n’avait pas beaucoup d’amis ni même de connaissances à qui parler. Elle se sentait affreusement seule, et la mort de son père n’avait rien arrangé. Dans son grand appartement de 200 m², elle se sentait délaissée, passant la plupart de son temps libre à regarder par la fenêtre, les gens qui se pressaient tous, courant pour aller voir leur famille, leurs enfants, leur être aimé ou leur patron, leurs collègues et leurs ennuis administratifs.

Telle était la vie de millions de tokyoïtes qui, chaque jours, se bousculaient, se croisaient et se recroisaient sans pour autant se reconnaître. Et cette voiture qui n’arrivait toujours pas. Alors, au bout d’une quinzaine de minutes, Mai se résigna à appeler son garde du corps pour savoir ce qu’il en était, avant de mourir de vieillesse sur ce trottoir de Shibuya.

    « Bob ?
    - Désolé, Mademoiselle Kagami, nous avons eu un problème avec la voiture ! - s'exclama-t-il, avec son horrible accent américain.
    - Ah … je vois. Ne vous inquiétez pas, je vais prendre le métro.
    - Faites attention à vous, Mademoiselle. »


Elle raccrocha et soupira. Le métro. Cette invention géniale de l’homme … Non, je plaisante. Cet endroit lugubre, chaud et bien souvent puant où des milliers d’hommes et femmes pressées, compressées et concassés entre eux se retrouvent pour se déplacer de part et d’autre de la ville en toute « simplicité ». Je mets ce terme entre guillemets car si vous avez déjà pris le métro, vous savez que ce n’est pas simple, surtout à Tokyo. Si on est touriste, on est vite perdus. Heureusement, Mai est tokyoïte, mais … Elle a tellement peu pris le métro qu’elle est un peu perdue, elle aussi. Descendant les nombreux dédales d’escaliers et d’escalators, avec sa lourde guitare sur le dos, elle se retrouva face à sa ligne. Quelques personnes la reconnurent, mais elle n’avait pas vraiment le temps de signer des autographes. Les autres, trop pressés, ne la virent même pas. Après avoir vérifié maintes fois le plan, elle se retrouva à l’intérieur du wagon.

Elle regardait la carte dans tous les sens, mais alors que la sonnerie de fermeture des portes retentissait, elle se rendit compte qu’elle avait pris la ligne dans le mauvais sens. A peine fit-elle volte-face vers la porte pour sortir que celle-ci se ferma. Tapant légèrement du poing dessus, elle attira l’attention des autres passagers à bord. Décidément, elle n’avait pas de chance, sur ce coup-là. Super … Elle devrait attendre la station d’après pour sortir. En espérant qu’on puisse venir la chercher … Parce qu’elle détestait les transports en commun. Non, vraiment. Rien que de sentir l’odeur de renfermé qui régnait dans cet espace confiné lui donnait la nausée. Elle se retourna vers les autres personnes et se fit toute petite, parce qu’elle n’avait pas vraiment été discrète. Mai attrapa la barre en déglutissant bruyamment, car toutes les rumeurs sur le nombre de bactéries qui s’y trouvaient ne l’enchantaient guère.

Mais puisqu’elle n’avait pas le choix … Autant faire de son mieux pour que tout se passe dans les meilleures conditions possibles. Soupirant discrètement, elle vérifia son portable. Pas de réseau. Ce n’était pas de chance, vraiment. Qu’importe, elle allait vite arriver à Sendagaya, monter dans son appartement et se glisser dans un bon bain. Rien que cette pensée lui redonna le sourire. Elle en profita pour poser sa guitare qui pesait sur son dos à terre, contre elle. A peine quelques minutes après le départ du métro vers la prochaine station, celui-ci se stoppa brutalement. Mai se retrouva entre deux passagers, mais se glissa sur le côté, un peu dérangée. Alors qu’elle s’attendait à un appel du conducteur, le noir complet. Nouveau soupir de la part de la chanteuse, elle essaya de se calmer quand une fille poussa un cri suraigu. La jeune femme se crispa et s’attendit au pire. Ah, ce n’était que les pervers qui se mettaient en action.

Décidément, le Japon n’était pas le premier pays où les femmes étaient insatisfaites sexuellement pour rien. Si les hommes étaient tous des cochons qui profitaient d’un moment opportun pour satisfaire leurs pulsions … Ça n’allait pas s’arranger. Le brouhaha ambiant s’installa, et chacun donna son opinion sur la situation. Mai, elle, collée contre la porte du wagon, l’étui de la guitare ramené contre elle, attendait patiemment. Elle se retint de sortir un juron pour leur dire tous de se taire, poliment bien sûr, mais ne le fit pas. Le stress était déjà trop important pour empirer la situation. La chanteuse se contenta de croiser les bras, et d’attendre. Bien qu’elle n’ait pas vraiment de patience, elle se mit à chantonner. Prenant à nouveau son portable, elle éclaira l’endroit et quelques personnes se mirent à râler. Elle le rangea alors, râlant à son tour. Une femme appelait ses deux chiens et qui semblaient revenir à elle. Se calmer, respirer et se détendre. Après tout, ce n’était qu’un arrêt momentané … Pas vrai ?
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MessageSujet: Re: FIRST EVENT ♛ BLACKOUT   Mar 6 Déc - 3:10

    T
    ing. Ou plutôt boum. Peu importe car dans les deux cas, les quelques passagers du dernier wagon du métro de 19h30 en partance de Shibuya furent cuits. Même grillés. L’explosion avait retentit très exactement à 19h37 et avait fait trembler le tunnel entier. Une explosion mineure certes mais qui avait tout de même réussi à détruire la queue du train. Heureusement pour vous, votre place de choix en tête des wagons vous a fait réchapper à une mort certaine. Mais est-ce pour autant le moment de crier victoire ? Je ne crois pas, non car votre voyage ne fait que commencer.

    Comme prévu, la douce fumée de la déflagration se rependit dans le souterrain, s’infiltrant petit à petit dans chaque wagon. Désormais, ce n’était plus qu’une question de temps avant que chaque passager ne meurt par suffocation. Respirez car c’est bientôt votre tour.

    Spoiler:
     

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Moë Houdachn
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MessageSujet: Re: FIRST EVENT ♛ BLACKOUT   Mar 6 Déc - 16:58

Déjà vu, tout ceci est une histoire sans fin, une p*tin d'action replay.

Le souffle de l’explosion, la panique et la fumée, tout se bouscule, s’accumule, comme une immense avalanche de panique. Pas encore. Quelques secondes suffisent à Moê pour perdre sa façade de monstre au sang froid tandis qu’un frisson glaciale remonte le long de sa colonne vertébrale, lui paralyse les membres et le fait trembler comme une feuille. Là, bien caché dans l’ombre, loin des regards, loin du soucis de maintenir sa couverture, la blonde se sent mourir pour une deuxième fois encore. Une unique larme de terreur qui roule le long de sa peau blafarde avant de mourir à la naissance de ses lèvres. Le goût salé d’une fin proche et atroce.
La douleur imaginaire des centaines de bouts de verre du premier attentat relacèrent sa peau, ses vieux démons qu’elle avait fini par exorciser avec difficulté reviennent soudainement par flash, lui vrillant le cerveau. Dans son regard bleu clair, l’angoisse se lit sans difficultés tandis que ses mains s’accrochent désespérément à l’accoudoir de son fauteuil. Pas encore, non pas encore. Et pourtant, elle connaît si bien cette sensation de mort imminente, cette suffocation et ce goût amer qui brûle la gorge. Le tremblement autour d’elle est toujours le même. Que de détails milles fois revues en rêve. Serait ce un autre cauchemar ?
La fumée revient, et un fantôme de passé tétanise l'handicapé. Une ombre se faufile à coté d’elle et elle croit discerner dans l’obscurité la silhouette de son voleur de partition. Mais la forme est trop grande… trop noir… et soudain la russe y devine la grande faucheuse et son sourire éblouissant. Un sourire qui ne lui dit rien de bon, et qui ressemble trop à un « Je t’ai bien eu hein ? Tu penser t’en sortir pas vrai ? ». Pas encore je vous en prie. Son cœur manque un battement, sa tête devient lourde et les volutes de fumées gagnent du terrain, lui faisant apercevoir la fin imminente de son existence. La yakuza a peur… trop peur pour agir. Et devant ses yeux défilent à la fois le spectacle de sa première mort et de la prochaine, imminente. Elle pouvait tout affronter, mais pas tant de douleur deux fois.

Non… c’était trop pour un être humain. Trop pour elle. Elle ne peut bouger, elle ne peut lutter… et son corps, traître et lâche, lui susurre que tout sera bientôt fini. Il ne veut pas lutter, pas une seconde fois… c’était trop dur, trop épuisant la première.
Elle lui avait promis de ne plus rien lui demander.
C’est la finalité, son destin. Pourquoi lutter ?

Moë est amorphe et ses paupières sont lourdes, et l’ombre noire la prend dans ses bras.
Des bras incroyablement musclés et confortable pour une faucheuse… voila qui est surprenant. Qui, a première vue, sente un déodorant de marque et qui sont recouvert d’une veste de jogging. Hum.. Étrange. Elle n’imaginait pas vraiment sentir de telle sensation. La Yakuza sent un souffle contre ses oreilles… une voix qui essaye sûrement de lui chuchoter quelque chose. Mais quoi ? Retrouvant à peine ses esprits, elle entrevoir au milieu des vapeurs noires et suffocantes un homme assez grand, en uniforme scolaire qui, paniqué, la met sur son dos tout en frappant de toutes ses forces avec son pied la porte du wagon.
Un coup… deux… trois… et il secoue la tête, désespéré, le cœur battant la chamade.
Il aurait pu laisser tomber si il n’avait pas eu sur son dos l’une des femmes les plus terrifiantes de notre époque. La russe, soudainement avide de rester en vie, lui supplie de continuer. A coup de hurlement et d’insultes, elle le force à reprendre encore et encore si il ne veut pas finir avec son coup de pied dans ses partie intimes.. Une nouvelle fois, sa voix arrive à percer le chaos sonore ambiant.

Non.. elle ne va pas mourir. Encore une fois elle survivra, encore une fois elle forcera la vie à rester en elle. Voila ce qu’elle clame à son public peu concerné et trop occupé à sauver leur propre vie.
Alerté par lui cris et le bruit des coups répété, un autre homme reprend la tache, frappant de toutes leur force la porte vitrée. Et encore un… et c’est finalement tout le fond du wagon qui tente de casser les vitres et la porte, encouragé par les insultes de Moë qui, à cet instant précis, est encore plus enthousiasmante et motivante qu’une armée de pompomgirl.

Et soudain, un souffle d’air frais pénètre soudainement ses poumons. Ils ont réussis… une vitre arrive à être dégagé et la porte ploie sur la force virile et puissante de quelques japonais avide de ne pas mourir avant de connaître la fin de leur manga favoris.
On essaye de s’extirper du wagon, le verre mordant le visage de la blonde tandis que les chiens arrivent à la suivre. D’un geste de la main, la jeune femme a le réflexe tardif de passer son écharpe autour de son nez et de sa bouche tandis que sa « monture » (qu’elle nomme Vif-éclair dans son esprit encore embrumé par les vapeurs asphyxiantes) arrive enfin à la dégager du cercueil de métal.

Finalement, il existe encore du bon chez certaines personnes. Si elle arrive à rester en vie, la jeune femme en fait le serment, elle ira payer un ramen au solide gaillard. Enfin... si lui aussi reste en vie bien sur.


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Fubuki Toriiwa
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MessageSujet: Re: FIRST EVENT ♛ BLACKOUT   Dim 18 Déc - 20:00



    « Poussière aux pieds vaut mieux que
    poussière aux fesses. »

    D'accord, notre ami voulait quelque chose d'étonnant et surprenant pour sortir de l'ennui... mais pas au point de salir ses vêtements ! Non mais. L'ennui. Une des choses que Fubuki mettait volontiers sur la liste des choses qu'il détestait. Ah, vraiment... L'ennui était une chose horrible. Il n'y avait rien de pire que de tourner en rond chez soi, sans savoir que faire. Il n'y avait rien de pire que de rester assis sur son canapé, dans le silence le plus total, en n'ayant rien d'autre à faire que de fixer le plafond. Et surtout, il n'y avait rien de pire que de rester seul, sans personne. Oui, la solitude avait certes quelques attraits, mais elle restait, aux yeux de Fubuki, une chose incroyablement ennuyante. Bon, revenons-en aux faits. Comme vous aviez pu le deviner – aisément, probablement – Il s'ennuyait. Fiévreux, seul au milieu de cette horde de cadavres bien vivant pourtant, il ne savait simplement pas où il allait, méfiant. Un jour à peu près comme un autre on pourrait dire. Il déambulant dans les sentiers. Mais pas pour jouer cette fois. Rester au chaud à l’intérieur de la demeure ou résidait l'homme en ce moment n'était pas une idée qui l'avait plus pour son agenda de la journée. S'il était resté ? Il aurait été obligé de se pencher sur les lettres à écrire... Sa "maison" était grande battisse ancienne, un peu lugubre – comme tous les vieux monuments- qui appartenait a un jeune noble encore un peu inconscient mais qui n’en restait pas moins intéressant. Même s'il se promenait dans les rues, il n'avait pas peur des ennuis qu'il pourrait croiser... A propos d'ennui, il faut croire qu'il les attirait. A peine avait il prit une rue que quelqu'un devait venir le perturber. Vite fait, son regard vagabonda sur la foule, cherchant un petit groupe de mégère qui aurai la parlote un peu trop pendu. Le marché serai la meilleurs place pour trouver ce genre de personnage mais … tant pis, il fallait discuter avec ce jeune homme...

    En soupirant, Fubuki faisait voler la poussière qui s'étendait maintenant devant ses yeux. Allonger sur le sol en quelques secondes, il n'était même plus surpris. C'est vrai, les poulets font la même chose. Aucune douceur. Mais ce n'est pas la question. Enfin notre héros du roman regarda autour de lui, reposé sur les bras pliés. Tout était sans dessous dessus et il n'était pas le seul au sol. Son regard voit toute la zone sinistrée, les flammes lèchent encore l'épave de la locomotive , partout des débris , du charbon enflammé qui fait des petites auras de lumière . Il décide de remonter tout le convoi , jusqu'au premier wagon lit, celui qui a reçu le plus d'impact . Dans la semi obscurité , il bute sur un corps , il se baisse pour voir , si c'est un vivant . cherche le pouls au poignet , il s’aperçoit que le corps n'a plus de tête. Seule chose qu'il peut dire pour identifier le cadavre c'est qu'il porte un uniforme de la compagnie. Il se redresse avec lassitude et une rage contenue . laisse le cadavre et presse le pas autant que le permet les obstacles dressés sur sa route . Le premier wagon- lit est posé sur le flanc, ce qui va rendre l'accès plus difficile. Il se recule prend de l'élan et saute , manque le marche pied , refait une seconde tentative . ratée aussi ...La troisième est la bonne , il se hisse sur la face du wagon . Puis se laisse glisser dans le couloir, où il doit ce mettre à croupi vu le changement de perspective du wagon.

    « Il y a quelqu'un qui m'entend ? »

    Personne ne répond , il avance en regardant dans chaque trous béants qui est autant de portes , il enjambe chacun d'eux , s'arrête au bout sans trouver personne. Soudain il entendit des cris et un gros BOUM. Intrigué, il s'avança doucement à quatre pattes vers une étagère tombée et jeta un coup d’œil comme un espion. Ce que l'homme aux cheveux neige observa le surpris. Une jeune femme s'amusait à utiliser un dromadaire avec deux jambes qui frappait une porte au bout du wagon. Le soumis obéissait à ses ordres qu'elle criait courageusement. Il eu un rictus et attendit là en écoutant silencieusement les alentours. Après tout, pourquoi irait il se salir à jouer à compagnon sur une porte ? Ils suivit les deux marocains lorsqu'ils urrent franchis la porte. Malheureusement, il se cogna et la demoiselle et se retourna vers lui. Avant toute chose, il prit rapidement la parole adossé sur un meuble en morceaux :

    « Je doute que vous souhaitiez m'interrompre dans une quelconque entreprise. Puissiez vous passer votre chemin, ce n'est pas dans mon intérêt de vous regarder me regarder. C'est illogique. Voyons Monsieur, soyez un peu plus turbulent et essayer vous à la parole. En tout cas je suis surpris de voir quelqu'un qui ne suis pas les chemins sans poussières. Avez vous envie d'en avoir sur vos chaussures ? C'est une étrange envie. Peut être sommes nous ici pour la même raison... Quel age avez vous ? Vous me semblez bien jeune, surement plus que moi, il est clair. Oh ? Je vous effraie ? »

    Son ton et son air s’étaient fait malicieux et doublés d’une arrogance complice. Le jeune homme aurait été curieux de voir si elle allait se mesurer au marquis en la matière car on le disait assez habile à l’exercice. Il attaquait fort, mais il était ainsi, véritable feu follet. Il laissa échapper un rire franc et clair, qui rebondit comme une cascade en un millier de carillons. Il avait fait exprès de l’empêcher de parler pour faire tout un monologue sans queue ni tête. Comment allait elle donc réagir à cela ? Ça y est, la partie était lancée..
.
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FIRST EVENT ♛ BLACKOUT

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