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« J'attends quelqu'un » {Privé



 
LA V2 EST ENFIN LA..HIP HIP HIP HOURRA ♪(ノ´∀`*)ノ DE NOUVELLES SURPRISES VOUS ATTENDENT. ~

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 « J'attends quelqu'un » {Privé

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Kana Inagawa
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MessageSujet: « J'attends quelqu'un » {Privé   Jeu 1 Déc - 22:51

Tu passes ton temps à attendre. Morts, pouvoir. Et ta vie s’écoule.

Elle pousse la porte, comme un mécanisme, comme un geste bien rôdé. L’odeur familière lui chatouille les narines et elle esquisse un sourire, se dirige vers le bar sans hésitation. Elle est en avance, toujours. Elle préfère attendre, faire taire ses propres illusions, avoir le contrôle. Avant tout, avant rien, c’est juste comme ça et elle s’y est habituée. Elle distingue dans la semi-obscurité le sourire du barman, qui dépose sur le comptoir une coupe de saké sans même demander quoi que ce soit. Elle la vide, un sourire désabusé aux lèvres. C’est la force de l’habitude qui la terrasse.
Des bribes de souvenir lui parviennent. Une voix qui se fait rauque d’avoir trop parlé, une fragilité à fleur de peau, des confidences. Dans la pénombre, elle revoit une forme à ses côtés et fronce les sourcils en voyant qu’il n’y a personne.
« Vous attendez quelqu’un ? »

Elle ne sursaute pas, se contente de sourire et de sortir son porte-cigare des plis de ses vêtements pour l’allumer et le porter à ses lèvres. Droite sur le siège, elle le fixe à travers sur la fumée, comme pour décider si elle a envie de lui répondre ou pas. Le regard franc et un brin cynique de l’homme la séduit immédiatement et elle se penche en avant, pose son menton au creux de ses mains.
« Oui. Vous pensez qu’il va venir ? »
Il hausse les épaules, comme mal à l’aise et regarde avec prudence les yeux rouges. Comme s’il avait peur de s’y brûler. Comme s’il n’osait affronter ce qu’il y lirait. Elle a envie de rire parce qu’il a sans doute raison, qu’il est bien assez prudent.
« Vous savez, pour une femme comme vous, n’importe qui ferait l’effort de venir. »

Elle a envie de lui rétorquer qu’il n’est pas n’importe qui mais ne le fait pas et laisse ses lèvres s’étirer en son habituel sourire charmeur. Son regard devient un brasier ardent qui brûle le pauvre homme, sans merci. Impitoyable amazone qui le toise de son trône de satisfaction déchue. Elle e envie de s’amuser, un peu, en attendant. Parce qu’elle ne veut pas penser à ce moment. Sa curiosité si rarement éveiller semble la consumer toute entière et elle se dit quelque part qu’elle attendait ça avec impatience.

Tu n’aimes pas te voiler la face après tout. Mais qu’est-ce que tu attends, exactement ?

Elle recrache la fumée avec irritation et demande à ce qu’on remplisse à nouveau sa coupole. Malgré le calme qu’elle affiche, son agitation est croissante. Les secondes s’égrènent et elle sent le regard de l’employé rester fixé sur elle. Comme s’il attendait qu’elle parle.
« Même pour moi, certaines portes restent fermées. Et je ne peux pas toujours entrer sans y avoir été invitée, n’est-ce pas ? »

Il essuie un verre de son chiffon, un pli soucieux sur le front. Comme s’il cherchait à lire à travers son ton détaché, sa légèreté qui cache une gravité qu’il ne comprend pas mais qui touche, invariablement.
« Ce n’est pas l’envie qui me manque, croyez-moi ! »

Elle étouffe un rire, le regard plus moqueur que jamais et il comprend que le moment est passé. Qu’elle ne montrera à présent que le visage lisse, trop souriant, de cette femme qui profite un peut trop de l’alcool et qui, au lieu de noyer sa peine au fond de son verre, y trouve les débris de ses éclats de rire.

Tu remplis une autre coupe, pensive. Tu sais bien qu’à chaque fois que tu as vraiment attendu quelqu’un, cette personne n’est jamais venue.
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Hiro Tanaka
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■Pseudo : Kuroneko
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MessageSujet: Re: « J'attends quelqu'un » {Privé   Ven 9 Déc - 1:07

Il avait craqué … Il l'avait appelé. Pourquoi elle ? Pourquoi pas une autre ? Depuis son arrivé en ville il n'avait jamais fait le premier pas pour quelqu'un, même sa sœur avait du être la première a lui parler et à venir lui rendre visite pour qu'il se décide enfin à reprendre contact avec elle ainsi que sa nièce. En soit il était même heureux que cela soit arrivé, mais il n'aurai pour autant jamais fait le premier geste, tendu la main pour reprendre le contact, cela était juste … au delà de ses forces. Tout lui rappelait encore trop son passé et il n'avait trouvé comme moyen de se défendre que de s'enfermer loin des autres, soir après soir regardant le fond de son verre seul dans se bar où il n'avait aucun souvenir.

Pourtant les choses ne peuvent rester éternellement inchangé. Même dans se bar il pouvait rencontrer des gens autres que les habituels serveurs et le barmaid, qui restait toujours le même, peu importe le moment. C'est ainsi qu'Hiro fit la connaissance de Kana. Un soir plus long que les autres dans son monde déclinant, elle s'était approché de lui, sans un bruit et avais imposé sa présence sans une parole. Le regardant juste de ses deux yeux, semblable à une mer de roche en fusion. Tout ce qui l'avait entravé jusqu'à maintenant avait alors disparu et ils avaient discutés là, lui racontant sa vie, ses désillusions, ses pertes et elle, l'écoutant en silence, commentant parfois l'air de rien, insouciante.

Pourtant Hiro avait compris, qu'elle aussi avais une histoire, un passé, des secrets, des choses perdus, il l'avait vue dans ses yeux. Car dans ce brasier d'enfer, c'était la propre peine et la colère de la demoiselle qui se consumaient, attendant le bon moment pour se déchainer. Elle ne lui avait rien dit d'elle, mais au fond de lui même, il l'avait compris, ils étaient différents et pourtant similaire, deux opposé d'une même force. Mais lui avait abandonné, alors qu'elle continuait à se battre, l'enfer grondant en son cœur, lui s'était éteint, il avait baissé les bras depuis longtemps et seul la glace habitait maintenant son âme dévasté.

C'était se sentiment qui l'avait fait se livrer et à la fin de leur entrevue, les deux inconnus s'étaient séparés courtoisement, mais elle n'avait pas voulu l'abandonner, pas après cette soirée là. Confirmant qu'il n'était pas le seul à avoir sentit que quelque chose d'unique c'était passé, elle lui avait laissé un numéro, lui laissant le choix ou non de la rappeller Il fréquentait le même bar et pourtant Hiro avait compris que si il ne se forçait pas, ils ne se rencontreraient plus jamais.

Pendants plusieurs jours il n'avait pas osé, les jours étaient devenus des semaines, les semaines un mois. Il ne l'avait pas oublié mais ne pouvait se résoudre à chercher de nouveau une compagnie réel de son propre gré. Comme il l'avait supposé, il ne l'avait jamais revu durant ce temps, ni au bar ni ailleurs, elle c'était envolée, semblable à Avalon disparaissant des les brumes du souvenir.

Cependant il y a de cela deux jours il avait soudain pris sa décision. Il avait appelé le numéro et était tombé sur une messagerie, là il avait laissé un mot, s'excusant de son retard et exprimant son envie de la revoir une nouvelle fois. Pourquoi avait-il fait ça ? Pourquoi maintenant après tout ce temps ? Il ne savait pas vraiment, cela lui était venu sous la forme d'une impulsion, sans raison, sans fondement, son instinct lui avait soufflé que c'était maintenant ou jamais et les yeux rouges de Kana avait fait monter en lui des sentiments dont mélangé et indescriptible... Le lendemain il recevait une réponse, la confirmation pour se retrouver au cat's eyes …

Et maintenant il était devant la porte. Il n'avait pas vue l'heure passer en travaillant et c'était ainsi rendu en retard, il s'était alors pressé afin de respecter les règles élémentaires de courtoisies pour finalement se retrouver coincé la, bête comme un poteau, incapable d'ouvrir la porte. Un client un peu énervé par son attitude le bouscula et ouvrit la porte pour s'engouffrer à l'intérieur. Hiro put alors apercevoir Kana, de dos, assise sur un tabouret du comptoir, elle semblait regarder tristement le fond de son verre, comme si elle ne s'entendait plus à ce qu'il vienne, pourtant il était là … Juste incapable de faire le dernier pas pour venir à ses cotés... Le porte cigare de la demoiselle fit un mouvement, des cendre s'écrasèrent dans un cendrier et sans plus attendre Hiro envoya tout valser pour rentrer à l'intérieur. Advienne ce qu'il adviendra il en avait marre d'être incapable de faire quoi que ce soit … cela ne lui ressemblait pas lui qui parfois était même qualifié de trop fonceur par ses supérieurs, voilà maintenant qu'il hésitait à rentrer dans un bar dont il était un habitué.

S'approchant de Kana il s'assit finalement à ses cotés. Se rappelant du sentiment qu'il avait eu quand elle était apparu la première fois.

« Je suis désolé, des choses m'ont retenus à mon travail ... »

Il ne pouvait dire si elle l'avait vu avant ou non, mais quand elle tourna la tête pour le regarder, il ne put s'empêcher de frissonner quelques peu devant son regard qui n'avait en rien perdu de sa flamme. Il l'avait retrouvé, ce mois lui avait paru très long quelque part …


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Kana Inagawa
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MessageSujet: Re: « J'attends quelqu'un » {Privé   Jeu 22 Déc - 0:11

La lumière, ténue. Elle t’échapper se tortille alors que tu t’écrases dans tes ténèbres.

La présence, à ses côtés et son visage qui s’illumine d’un léger sourire. Elle se tourne vers lui, plus détendue. La sérénité a déserté son camp, s’est évaporée depuis trop longtemps maintenant. Il reste seulement les décombres d’avant, la fumée pour tout cacher.
Un signe de la main, une nouvelle bouteille posée sur le comptoir.
« Je comprends. »
Un regard perçant, l’impression de voir au-delà. Ce qu’elle sait de lui se confond dans la brume de son esprit. Etrangement lucide.

Tu aimes te voiler la face, assombrir les traits. Pour en retirer tout le mal.

Elle se dit que tout est faux, creux et vide que cette rencontre n’a aucun sens, qu’elle n’a rien à y gagner. Le divertissement d’une soirée, simplement. Une discussion autour des coupes d’alcool. Un visage qui reste là, qu’on efface souvent et qui revient le temps d’un soir, sans s’attarder davantage. C’est tout ce qu’elle veut, les paroles d’un moment, dans le cadre intemporel des soirées sans fin. Une suite sans réelle cohérence, comme le reste de ses autres activités. Pour qu’au centre, s’épanouisse la fleur de ses errances et de son ambition démesurée. Vengeance et haine. Dis-moi, Hiro, si tu savais réellement, qu’en ferais-tu ?

Elle s’empêche de rire, s’apprête à parler mais un bruit l’arrête. La démarche titubante, une délicate odeur de sueur mêlée à l’arôme âcre de l’alcool bon marché, un homme s’avachit à son autre côté, sans délicatesse aucune. Ses vêtements défraichis et sales trahissent un câlin collectif avec la rue et la boue qui a dû s’y retrouver et les quelques grognements gutturaux sont bien la preuve qu’il n’a que très peu apprécié la rencontre. Son regard est noir quand il le pose sur la barman et c’est la voix tremblotante, pleine de cette rage exaltée qu’ont les ivrognes, certains de leurs droits et de leur priorité sur le reste, quand il commande un scotch. Roulant des yeux, l’employé s’exécute, pendant que Kana observe l’homme, sans aucune gêne.
« C’est désolant d’en arriver là. »

Ou l’hôpital qui se fout de la charité. C’est à peine un murmure mais si elle était réellement honnête, elle se souviendrait des nombreuses fois où elle n’a pas été dans un meilleur état. De façon toujours bien plus distinguée, évidemment. Elle n’a jamais fait un tel affront à ses vêtements, elle, et s’est toujours ridiculisée avec un minimum de classe. Et avec de valeureux compagnons. C’est toute la différence, sans doute.
Mais la malchance frappe à sa porte, engloutit le reste. L’oreille décidément plus entrainée qu’il n’y parait, le pochard se retourne vers elle, le regard flamboyant. Elle a à peine le temps d’articuler un « oups » silencieux qu’il se rapproche et elle peut sentir dans son haleine les restes bienveillants d’un repas vite recraché dans les ruelles sombres à cause de la quantité de boissons ingurgitées.
« C’est de moi dont vous parlez ? Vous êtes assez mal placée non, ma p’tite dame ? Ce n’est pas parce que vous faites ça dans un endroit plus calme qu’un trottoir que vous n’êtes pas comme les autres ! »

Tu restes figée. Quoi ? QUOI ?

L’envie de se mettre à rire ou de simplement lui enfoncer le porte-cigare dans le nez. Elle hésite, grandement, consciente que perdre ainsi son objet fétiche serait des plus désolants. L’air perplexe, elle regarde sa tenue et son maintien. Elle est assez extravagante, certes mais elle ne ressemble pas à une prostituée, si ? Se rassurer en se disant qu’il a trop poussé sur la bouteille est une chose mais remettre en question toute sa dignité (hmhm) en est une autre.

« Hé mon gars, j’espère que t’y as pas mis trop le prix non plus, elle m’a pas l’air d’être de la première jeunesse. »

La goute d’eau qui fait déborder le vase. Elle se retient de rugir un « JE SUIS ENCORE JEUNE, JE N’AI QUE 23 ANS ! » qui aurait cruellement manqué de charme et de subtilité et opte plutôt pour quelque chose de plus discret. Elle se penche vers lui et avise du coin de l’œil le verre sur le comptoir. Dans un geste nonchalant, sa main fait distraitement tomber les cendres dans la boisson ambrée. Son sourire le plus froid aux lèvres, elle le fusille du regard.

« Il est navrant de voir que les jeunes femmes comme moi pâtissent de votre bêtise passagère. Pourquoi ne quitteriez-vous pas les lieux pour trouver un endroit qui soit plus digne de vous ? »

Un caniveau ? Des toilettes publiques ? Le jardin d’un voisin ? Il y a le choix, vraiment.

« Tu me dis ce que je dois faire ? Espèce de… »

Et le reste se perd dans une suite de mots fleuris, témoignage d’un état d’esprit des plus positifs et d’un mental des plus charmants et raffinés. Elle l’écoute à peine mais cille en le voyant attraper son verre, comme pour le lui envoyer dessus.

Et c’est là que tu te dis qu’il y a un problème.
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